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Un défenseur des aînés est revendiqué au Nouveau-Brunswick

Les témoignages des derniers jours sur les foyers de soins au Nouveau-Brunswick relancent la volonté des aînés d'obtenir un défenseur indépendant pour leurs causes.

Des proches de résidents du Domaine des bâtisseurs d'Edmundston au Nouveau-Brunswick avancent que les résidants seraient négligés dans ce foyer de soins.

La direction a promis de mener une enquête et de punir des employés si on constate qu'ils ont manqué à leurs tâches. Mais, certains croient qu'il faut en faire encore plus parce que même s'il y a une enquête et des sanctions, ces problèmes soulevés cette semaine ne se limiteraient pas au Domaine des bâtisseurs, selon des associations qui défendent les aînés.

Cela fait plusieurs années que les associations demandent d'avoir un observateur indépendant pour réviser certains cas problématiques.

« Le fait que ça se fasse par l'Association des foyers de soins, qui est souvent le porte-parole des foyers de soins, ce n'est pas normal. Le fait que ça se fasse par le gouvernement qui a quand même un mandat pour livrer des services. Je pense que dans tous les autres domaines, ce genre de responsabilité là est assujetti à une révision indépendante », affirme l'ancien ombudsman du Nouveau-Brunswick, Bernard Richard, qui croit que l'enquête promise soit faite ou révisée par une personne indépendante.

Depuis trois ans, l'ombudsman du Nouveau-Brunswick a le mandat de se pencher sur les questions relatives aux aînés.

« Ce n'est peut-être pas connu, ou encore complètement mis en place, mais nous pensons que l'ombudsman peut remplir ce mandat », a déclaré le ministre de la Santé, Victor Boudreau.

Comme d'autres officiers de l'Assemblée législative l'ont déjà signifié par le passé, le bureau de l'ombudsman affirme depuis longtemps ne pas avoir les ressources suffisantes pour la tâche à accomplir. Lorsque le gouvernement a rajouté la responsabilité des aînés à son mandat, aucun fonds supplémentaire n'a été octroyé.

Pour leur part, les groupes de défense des aînés voudraient quelqu'un pour se concentrer uniquement sur eux.

« Ça prend un ombudsman des aînés seulement parce que la population vieillit et ça va être de pire en pire. On ne peut pas laisser les aînés pendant deux ou trois heures dans leur saleté. Ça ne marche plus », explique le président de la Fédération des citoyens aînés du Nouveau-Brunswick, Léonard LeBlanc.

D'après le reportage de Julie-Anne Lapointe

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