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Un détenu américain conteste la légalité de la peine de mort

Un condamné à mort de l'Oklahoma remet en question la légitimité de la peine capitale auprès de la Cour suprême américaine afin d'éviter d'être exécuté. Si sa requête devait être entendue, il s'agirait de son deuxième report d'exécution en quelques mois.

Richard Glossip avait auparavant réussi à reporter sa mort, initialement prévue en janvier dernier, en remettant en cause l'utilisation de l'injection létale comme méthode d'exécution durant une procédure hautement médiatisée.

Dans cette cause, également portée en Cour suprême, ses avocats avaient décrit l'utilisation de l'injection comme étant une façon « cruelle » et « inhumaine » de mettre fin à la vie de quelqu'un. Un an plus tôt, des exécutions utilisant cette méthode avaient mal tourné en Oklahoma ainsi qu'en Arizona.

La Cour suprême a tranché le 29 juin dernier en indiquant que le recours à l'injection létale est légal. Toutefois, Stephen Breyer, un juge de la plus haute cour des États-Unis, avait lui-même mis en doute la validité de la peine de mort. « Il est grand temps de se poser une question de base : est-ce que la peine de mort elle-même est constitutionnelle? », avait-il questionné.

Glossip et ses avocats ont récupéré l'argument et ont décidé de reporter leur cause en Cour suprême en s'appuyant sur la déclaration du juge Breyer.

Richard Glossip a été condamné à mort en 1998 pour le meurtre de son patron. Il avait été jugé après que le véritable meurtrier, Justin Sneed, l'eût incriminé en échange d'un allègement de sa peine.

L'accusé a toujours clamé son innocence dans cette affaire. Ses avocats avancent que l'État pourrait exécuter un homme innocent.

Une pétition en ligne a recueilli plus de 40 000 signatures pour demander la clémence de la justice américaine envers Richard Glossip.

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