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Un détenu mort en isolement a été restreint par des agents correctionnels

De nouveaux détails sur les circonstances entourant la mort de Soleiman Faqiri dans un centre de détention de Lindsay, au nord-est de Toronto, révèlent que l'homme de 30 ans a été restreint par des agents correctionnels peu avant sa mort.

CBC a appris, d’une source proche de l’enquête, que le détenu avait été retenu les mains derrière le dos en plus d’être aspergé de poivre de Cayenne. Juste avant sa mort, il portait sur la tête un masque qui empêche normalement les détenus de cracher de la salive ou du sang.

Selon la source en question, plusieurs membres du personnel du centre de détention de Lindsay ont été suspendus pour toute la durée de l’enquête.

Soleiman Faqiri, qui souffrait de schizophrénie, est mort dans l'établissement le 15 décembre dernier, soit dix jours après le début de son incarcération.

Ses proches affirment n’avoir eu aucun contact avec lui pendant qu’il était derrière les barreaux. Ils ajoutent que leurs demandes de visites ont été refusées à plusieurs reprises, notamment parce que M. Faqiri était en isolement cellulaire.

Le ministère de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels a refusé de commenter plus précisément les circonstances de la mort de Soleiman Faqiri et sur le nombre de membres du personnel du centre de détention suspendus.

La police de Kawartha Lakes a indiqué qu’une autopsie avait été pratiquée sur le corps de la victime le 16 décembre. Son porte-parole n’est toutefois pas en mesure de commenter les résultats.

Dans un communiqué, le service de police fait savoir qu’il a répondu à un appel le 15 décembre dernier au sujet d’un « détenu inconscient ». Les autorités ajoutent que l’homme de 30 ans a été déclaré mort sur les lieux.

La mort de Soleiman Faqiri survient au moment où l’Ombudsman de l’Ontario examine les comportements à l’endroit des détenus en isolement dans les centres correctionnels de la province.

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