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Un général iranien tué près d'Alep, où l'EI gagne du terrain

Le groupe armé État islamique (EI) s'est emparé vendredi de plusieurs villages au nord d'Alep, en Syrie, au cours d'une attaque-surprise.

Les militants islamistes se seraient emparés des villages de Tal Qrah, de Tal Sousin et de Kfar Qares, ce qui représenterait leurs gains les plus importants des derniers mois.

Ces villages étaient jusque-là occupés par d'autres insurgés.

Les djihadistes se seraient aussi emparés d'une ancienne base militaire à une quinzaine de kilomètres au nord-est d'Alep que des insurgés avaient pris aux forces gouvernementales il y a deux ans.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les combattants de l'EI sont désormais à moins de deux kilomètres de la zone industrielle du nord d'Alep tenue par les forces de Bachar Al-Assad et leurs alliés.

Pendant ce temps, la presse officielle iranienne rapporte qu'un général de la puissante Garde révolutionnaire, Hossein Hamedani, a été tué près d'Alep, mais on ignore si sa mort est liée à l'offensive du groupe armé État islamique. Selon l'agence de presse iranienne IRAN, le général se trouvait en Syrie à titre de conseiller.

L'Iran est avec la Russie le principal allié du président syrien Bachar Al-Assad, qu'il soutient sur les plans militaire et économique. Téhéran, qui nie avoir déployé des forces militaires en Syrie, déclare fournir « des conseils militaires » aux forces pro-Assad.

Par ailleurs, une vingtaine d'explosions ont été entendues à Raqqa, une autre ville contrôlée par le groupe armé État islamique dans le nord de la Syrie. Selon l'OSDH, 14 combattants de l'EI ont été tués et plus d'une vingtaine ont été blessés. L'origine des explosions n'est pas connue, mais le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé vendredi que son armée de l'air a bombardé un camp d'entraînement à Raqqa.

La Russie blâmée par l'Occident

Le conflit en Syrie a pris une tournure nouvelle avec l'arrivée de la Russie dans le conflit. Moscou multiplie depuis le 30 septembre les bombardements aériens et navals, mais elle est accusée par l'Occident de concentrer ses frappes sur les forces rebelles modérées hostiles au régime de Bachar Al-Assad et non sur les bases du groupe armé État islamique.

Les bombardements russes entamés il y a dix jours se sont concentrés pour le moment sur les régions du nord-ouest et du centre de la Syrie, où plusieurs groupes rebelles, dont le Front al-Nosra lié à Al-Qaïda et Ahrar al-Cham, menaçaient directement le pays alaouite le long de la côte méditerranéenne, fief de la communauté de Bachar Al-Assad.

Selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdoulrahmane, seulement 10 % des frappes russes ont effectivement visé des positions de l'EI. De son côté, la Russie a déclaré vendredi avoir atteint 60 cibles du groupe armé État islamique au cours des dernières 24 heures, au cours de 67 sorties aériennes.

Washington veut revoir son programme d'aide aux rebelles

Le président américain Barack Obama entend réviser l'approche de Washington concernant son soutien aux forces rebelles syriennes, a annoncé vendredi le secrétaire américain à la Défense Ash Carter.

Carter a laissé entendre que la nouvelle approche se concentrerait davantage sur les forces rebelles déjà présentes sur le territoire syrien plutôt que sur la formation dans des camps d'entraînement en Jordanie et en Turquie comme c'est le cas présentement.

La décision officielle sera annoncée plus tard vendredi, a précisé le secrétaire à la Défense.

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