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Un ingénieur de Google congédié après avoir publié des propos sexistes

Un ingénieur de Google s'est fait montrer la porte après avoir publié une note dans laquelle il tient des propos sexistes sur la présence des femmes dans les entreprises de nouvelles technologies, rapporte l'agence de presse Bloomberg News.

L’ingénieur en question, James Damore, aurait fait part de son renvoi par courriel. Le géant de l’Internet n’a toutefois pas voulu confirmer cette information.Dans un texte de 3000 mots distribué en interne, l’ingénieur affirmait que la représentation des femmes dans le secteur des technologies et dans les postes de leadership était inférieure à celle des hommes « en raison de causes biologiques ».Le PDG de Google, Sundar Pichai, avait dénoncé ces propos, les qualifiant de « stéréotypes de genre nuisibles ».Le code de conduite de la compagnie incite ses employés à faire tout ce qui est en leur mesure pour créer « une culture sans harcèlement, intimidation, préjugés et discrimination illégale », avait-il ajouté.M. Pichai estime néanmoins que l’auteur de la note avait le droit de s’exprimer et que ses propos étaient matière à débat. « Nous encourageons un environnement où les gens peuvent faire cela et notre politique est de n’engager aucune mesure contre quiconque provoque ces discussions », note-t-il.À Google, 69 % des salariés sont des hommes, une proportion qui augmente à 80 % chez les emplois liés à la technologie.

Les femmes et la Silicon Valley

Selon Brande Stellings, vice-présidente de Catalyst, un groupe de défense des droits des femmes en milieu de travail, le point de vue de M. Damore reflète bien celui de plusieurs autres ingénieurs.

Les propos qu’il tient montrent « à quel point les stéréotypes basés sur le sexe sont enracinés, ancrés et néfastes », souligne-t-elle.

À l'instar de Google, d'autres compagnies comme Facebook et Uber se sont aussi fait reprocher de ne pas engager suffisamment de femmes et de personnes issues des minorités.

En 2014, Google avait publié un rapport indiquant le nombre de femmes dans la compagnie. D’autres géants avaient emboîté le pas, comme eBay, Twitter, Apple et Facebook, révélant les problèmes de disparité au sein des entreprises de la Silicon Valley.

Certaines compagnies ont depuis mis de l’avant des programmes de formations pour permettre aux employés de prendre conscience de leurs préjugés.

Mais la note publiée par M. Damore montre que le travail est loin d’être fini.

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