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Un jeune homme de Québec accusé d'avoir fomenté la haine

Samuel Huot, un jeune homme de 20 ans de Québec, a comparu cet après-midi au palais de justice pour avoir tenu des propos haineux sur les réseaux sociaux. Il est accusé d'avoir fomenté publiquement la haine envers un groupe identifiable.

Le jeune homme a été arrêté jeudi soir par des enquêteurs de la division des crimes majeurs du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Samuel Huot aurait tenu des propos racistes et xénophobes sur Facebook dans la foulée de l'attentat au Centre culturel islamique de Québec qui a fait six morts. Une perquisition menée à son domicile a permis la saisie de matériel informatique.

« Le tout provient d'une dénonciation qu'on a reçue au 641-AGIR. Ça nous a permis d'effectuer cette arrestation hier (jeudi) soir », précise Pierre Poirier du SPVQ.

Confronté par d'autres internautes sur le réseau social, le jeune homme s'est justifié en affirmant : « ceux qui me connaissent savent que j'ai exagéré dans mes propos pour choquer et offenser. C'était du troll et c'était voulu », a-t-il écrit avant son arrestation.

Lors de son passage en cour, vendredi, il a été déterminé que Samuel Huot devra subir un examen psychiatrique pour vérifier son aptitude à comparaître. Il demeure détenu et sera de retour au palais de justice le 7 février.

Hausse des signalements pour discours haineux

Les signalements de messages haineux sur les réseaux sociaux se sont multipliés dans les différents corps policiers depuis dimanche dernier.

Mardi, le capitaine Guy Lapointe de la Sûreté du Québec a formulé un rappel à l'ordre dans un tweet. « Les propos menaçants ou la propagande haineuse sur les médias sociaux, peu importe l'intention (humour), peuvent s'avérer criminels », a-t-il écrit.

Le SPVQ lance le même avertissement aux internautes. « Tout propos ou signalement à connotation haineuse va être traité avec sérieux au service de police, et s'il y a commission d'une infraction criminelle, on va agir en conséquence », prévient Pierre Poirier.

Tant à la SQ qu'au SPVQ, des spécialistes en cybercriminalité surveillent les réseaux sociaux pour détecter les propos qui pourraient entraîner des poursuites criminelles.

D'après les informations de Yannick Bergeron.

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