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Un mégaprojet pétrolier de 20 G$ en vue pour l'Alberta

Un mégaprojet pétrolier de mine à ciel ouvert pour l'extraction des sables bitumineux près de Fort McMurray en Alberta est actuellement à l'examen par l'Agence de réglementation de l'énergie de l'Alberta et par l'Agence canadienne d'évaluation environnementale.

Bien que les investissements dans le secteur pétrolier ont diminué de 25 % et que l'Alberta est en plein marasme économique, Teck Ressources, le promoteur du projet, est prêt à débourser plus de 20 milliards de dollars pour que ce dernier voie le jour.

Un investissement en opposition avec les cours du marché 

« Cet investissement aurait seulement du sens si les prix du pétrole étaient toujours élevés », indique Rob Mark, président de la firme d'investissement 3Macs. Selon lui, il y aurait toutefois un potentiel si les prix du pétrole remontaient brusquement. Ceux-ci se situent présentement autour de 47 $US. 

Si elle est approuvée, la mine Frontier serait située à 110 km au nord de Fort McMurray et à environ 40 km de la Première Nation de Fort McKay. Le promoteur prévoit que la mine pourrait entrer en activité d'ici 2019 et que la première extraction pétrolière pourrait avoir lieu en 2026. Jusqu'à 4000 emplois pourraient être créés grâce à la construction du projet. 

Mine à ciel ouvert : plus de risques environnementaux 

L'extraction de pétrole d'une mine à ciel ouvert pose plusieurs risques environnementaux, tant sur le plan des cours d'eau que pour la qualité de l'air.

De plus, bien qu'il n'y a pas de limites strictes au développement de l'industrie pétrolière en Alberta, il y aura une limite aux émissions de gaz à effet de serre pour l'ensemble des entreprises. Dès janvier 2017, cette limite serait de 100 mégatonnes par année, selon le plan climatique proposé par le NPD en novembre dernier. 

Pour le moment, le total des émissions de gaz à effet de serre en Alberta provenant des entreprises ne dépasse pas les 70 mégatonnes, mais l'ajout de ce nouveau projet pourrait les faire grimper à 130 mégatonnes, selon l'analyste Simon Dyer de l'Institut Pembina, un organisme de recherche environnemental.

Un projet approuvé avant le plan climatique ?

Au début de l'été, un comité a été formé en Alberta afin de mettre en branle le nouveau plan climatique pour janvier prochain. Les membres du comité devront officiellement déterminer le nombre maximal de mégatonnes de gaz à effet de serre permis par année.

Il se pourrait toutefois que l'examen du nouveau projet de Teck Ressources soit complété avant la mise en vigueur de cette nouvelle limite.

Selon un texte de Tracy Johnson

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