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Un message en français incompréhensible sur un édifice des Archives de l'Ontario

Une mauvaise traduction affichée dans une vitrine d'un bâtiment d'Archives publiques de l'Ontario fait sourciller des passants francophones et francophiles à Toronto. Le message de 11 mots est incompréhensible et n'a pas été vérifié par un traducteur qualifié.

« Comment ont-familles de rester en contact avant les écrans tactiles? », peut-on lire en grosses lettres dans les fenêtres de l’édifice, situé au campus Keele de l’Université York à Toronto.

La traduction en question semble être un calque de la version anglaise : How did families keep in touch before touch screens?.

Le ministère des Services gouvernementaux et des Services aux consommateurs, qui chapeaute le travail des Archives publiques de l’Ontario, a indiqué à Radio-Canada que la traduction est l’oeuvre d’un membre du personnel et non d’un traducteur professionnel.

Dans un échange de courriels, le ministère a déclaré que des changements seront apportés pour que « les procédures de révision rédactionnelle soient dûment suivies et qu’un cas comme celui-ci ne se reproduise pas ».

Le ministère assure n’avoir reçu aucune plainte du public dénonçant la mauvaise traduction. L’affiche, qui a été installée au mois d’octobre, sera retirée par le fournisseur du gouvernement.

Une mauvaise traduction choquante

Humda Tahir passe devant la vitrine plusieurs fois par semaine pour se rendre à ses cours. Elle déplore qu’un édifice gouvernemental puisse arborer une mauvaise traduction.

« J’étais sous le choc, parce que normalement le gouvernement a de très bonnes traductions. C’est étonnant parce que c’est une erreur flagrante. Ce n’est même pas une coquille », explique-t-elle.

La jeune femme, qui poursuit des études en droit et qui a aussi complété un baccalauréat en traduction, a maintenant l’intention de porter plainte.

Il faut qu’on se demande un peu pourquoi on est rendu là. Pourquoi personne n’a remarqué l’erreur.

Humda Tahir

Humda Tahir se demande comment il se fait que personne n’ait remarqué l’erreur plus tôt.

« Il faut que les Archives publiques de l’Ontario analysent leur processus de traduction et de vérification, mais je ne remets pas en question leurs efforts en général pour promouvoir la langue française depuis des années », ajoute-t-elle.

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