Retour

Un premier candidat se déclare pour succéder à Thomas Mulcair

Peter Julian, le député fédéral de New Westminster-Burnaby, en Colombie-Britannique, a annoncé dimanche après-midi qu'il se lançait dans la course à la direction du Nouveau Parti démocratique (NPD).

Le politicien bilingue est le premier à déclarer officiellement son intention de remplacer Thomas Mulcair, désavoué par le Nouveau Parti démocratique au printemps dernier.

Dans un discours de plus de 30 minutes, placé sous le signe de son slogan de campagne « un monde meilleur est possible, c'est le moment », Peter Julian a voulu endosser le costume d'un futur premier ministre et s'est montré offensif envers la politique de Justin Trudeau.

« Je veux bâtir un pays juste et inclusif, où personne n'est laissé pour compte. C'est pourquoi nous allons entamer un dialogue continu dans les prochains mois – des valeurs que l'on ne voit pas à Ottawa. Rien n'a changé, on peut faire mieux », a-t-il lancé sous les applaudissements.

Le néo-démocrate, qui veut faire de la lutte contre les inégalités et l'accès au logement une priorité, a rappelé son engagement envers les personnes handicapées et les sans-abris, fustigeant au passage « l'écart grandissant entre les 1 % les plus riches et le reste de la population canadienne ».

Gratuité des études postsecondaires

Peter Julian a ensuite annoncé qu'il souhaitait mettre fin aux frais de scolarité postsecondaire. « Il y a tant de barrières pour empêcher les jeunes d'accéder aux études. Les étudiants sont notre avenir », a-t-il déclaré.

Puis il a enchaîné sur les communautés qui, selon lui, « luttent le plus » : les Premières Nations, les Inuits et les Métis, en proie à la stigmatisation, à la pauvreté ou encore au suicide.

« Qu'a fait le gouvernement fédéral face à ces tragédies? Il est temps d'agir, a-t-il lancé. Tout le monde doit être impliqué dans la réconciliation : les écoles, les hôpitaux, la police, la justice, les autorités sanitaires, les entreprises... Après toutes les promesses brisées, il est urgent et nécessaire de se réconcilier. »

Farouche opposition à Energie Est

Les changements climatiques et les sujets environnementaux ont également occupé une grande partie du discours du nouveau candidat. Déjà publiquement opposé aux pipelines XL Keystone de TransCanada et Trans Mountain de Kinder Morgan, Peter Julian a clamé son rejet du projet d'oléoduc Energie Est de TransCanada qui vise à transporter environ 1,1 million de barils de pétrole brut par jour de l’Ouest canadien vers des raffineries de l’Est.

Qualifiant les décisions de Justin Trudeau « d'irresponsables », il a déclaré vouloir s'opposer à tous les projets pétroliers et plaidé pour une sortie rapide des énergies fossiles. « Avec ses ressources, le Canada a des choix illimités et peut bénéficier de la révolution des énergies propres qui a lieu partout dans le monde, a-t-il fait valoir. Ma vision est de créer les bons emplois du 21e siècle grâce aux technologies de pointe et aux énergies propres ».

L'annonce de cette candidature n'est pas une grande surprise, puisque Peter Julian avait déjà laissé entendre qu'il envisageait de tenter sa chance. Il avait d'ailleurs renoncé, l’automne dernier, à son poste de leader parlementaire du NPD, pour se concentrer sur sa candidature à la direction du parti.

Âgé de 53 ans, le Britanno-Colombien a étudié au Québec avant de devenir le secrétaire général du NPD pour cette province dans les années 1990.

Il pourrait être rapidement rejoint par le Québécois Guy Caron. Le député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, vient de renoncer à ses fonctions de porte-parole du NPD en matière de Finances, pour se concentrer sur sa réflexion en vue de la course à la direction du parti.

Plus d'articles

Vidéo du jour


9 choses à savoir sur Meghan Markle