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Un premier échange entre les aspirants chefs du PQ

Les candidats à la direction du Parti québécois se sont réunis jeudi, à Montréal, à l'occasion d'un premier échange organisé lors d'une activité de financement.

Véronique Hivon, Alexandre Cloutier et Jean-François Lisée y ont participé, de même que Martine Ouellet, qui devrait officialiser sa candidature vendredi.

Cette dernière ne s'est pas encore officiellement lancée, même si ses appuis se multiplient depuis le début de la course. Encore mercredi, plus de 50 souverainistes de la base, qui se sont unis pour former une Coalition pour un engagement indépendantiste clair, se sont rangés derrière elle.

Au moins trois députés du Bloc québécois, soit Marilène Gill, Michel Boudrias et Xavier Barsalou-Duval, lui ont aussi donné leur appui, puisque Martine Ouellet est la seule jusqu'à présent qui semble avoir une position claire sur la question référendaire, lui « assurant de rassembler tous les indépendantistes québécois », selon eux.

Lors de l'échange, les quatre aspirants, réunis pour la première fois sur une même scène, ont d'ailleurs surtout parlé de souveraineté et de justice sociale.

De nouvelles propositions, d'autres anciennes

Sans grande surprise, c'est Martine Ouellet qui, faisant bande à part, a livré un discours axé exclusivement sur l'indépendance.

Jean-François Lisée s'est pour sa part démarqué en mettant de l'avant de nouvelles propositions dans son allocution de départ. Il propose notamment d'augmenter le salaire minimum à 15 $ l'heure d'ici 2022 et d'empêcher tout employé de l'État de toucher un salaire supérieur à celui du premier ministre.

Il dénonce par exemple les salaires des recteurs universitaires, qui gagnent au Québec jusqu'à un demi-million de dollars. « Pourquoi? », s'est-il interrogé.

Alexandre Cloutier a pour sa part affirmé qu'il veut taxer les banques davantage et mettre fin à l'incorporation des médecins. « Comment se fait-il que nous continuions d'accepter les fiducies familiales? Il y a moyen de poser des gestes pour récupérer de l'argent et mettre cet argent au bon endroit », a-t-il déclaré.

Véronique Hivon est pour sa part revenue sur son parcours personnel. « La petite fille de Joliette, grandie à Québec, qui vivait dans Hochelaga et qui étudiait à McGill a rapidement compris que l'égalité des chances devait être au cœur de notre projet de pays », a-t-elle affirmé.

À quand un nouveau chef?

La course est maintenant bien lancée, même si les règles censées l'encadrer n'ont pas encore été définies. Les instances du parti les définiront en fin de semaine lors d'une réunion à Drummondville.

Le Parti québécois souhaite l'élection de son prochain chef entre la mi-septembre et la mi-octobre pour succéder à Pierre Karl Péladeau, qui a démissionné de son poste au début du mois.

Avec les informations de Hugo Lavallée

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