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Un prêtre ouvre son presbytère aux plus démunis

Le prêtre Jean-Eudes Fortin veut offrir dans son vaste presbytère un milieu de vie familiale ouvert aux démunis, ex-détenus et autres décrocheurs du quartier Hochelaga, à Montréal.

Un reportage de René Saint-Louis

Jean-Eudes Fortin en est à sa troisième carrière. Il a été professeur pendant près de 30 ans au séminaire des pères maristes, à Québec, aumônier en milieu carcéral pendant 10 ans à Montréal et est maintenant prêtre de la paroisse du Très-Saint-Rédempteur, dans Hochelaga.

Avant de prendre en charge la paroisse, il y a un an, il vivait dans un petit logement de quatre pièces. Lors de son déménagement dans le vaste presbytère, qui compte une vingtaine de pièces sur trois étages, il a parlé à l'archevêque de Montréal de son projet.

« Déjà en milieu carcéral, je caressais le projet de fonder une ressource. C'est monseigneur Lépine qui m'a mandaté pour faire en sorte que je puisse travailler sur le projet de réinsertion sociale, de justice sociale, à l'intérieur d'un bâtiment qui est le presbytère », raconte-t-il.

Répondre à l'appel du pape

Depuis son élection à la tête de l'Église, le pape François bouscule l'ordre établi au Vatican, remettant en question par exemple le train de vie somptueux des cardinaux. Mais, pour Jean-Eudes Fortin, le message du pape s'adresse aussi aux prêtres.

Pour faire avancer son projet, Jean-Eudes Fortin a cependant besoin d'argent. L'archevêché l'appuie, mais n'est pas prêt à financer son initiative. Autre obstacle : la lourdeur bureaucratique. « On entend souvent les gens dire : il faudrait qu'il y ait moins de pauvreté, moins d'itinérance. Mais que fait-on, que faites-vous? » demande-t-il.

Jean-Eudes Fortin aimerait que son projet aboutisse l'an prochain, pour le 375e anniversaire de Montréal, puisqu'il aime à rappeler que la fondation de la ville a été motivée par des motifs spirituels.

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