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Un procès qui pourrait transformer le système de santé reprend en C.-B.

Des défenseurs du système de santé publique se sont rassemblés devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique lundi où une affaire qui pourrait transformer le visage des soins de santé au Canada est de retour, après une série de retards.

Le docteur Brian Day, cofondateur de cliniques privées et plaignant dans ce dossier, fait valoir que des lois canadiennes violent le droit constitutionnel des Canadiens d’avoir accès à des traitements. Il souhaite également que des restrictions soient levées sur le privé en santé au pays. Le médecin soutient aussi que sa clinique privée et les autres dans la province aident à diminuer les listes d’attente dans le système public.

Ce procès recommence alors que la Colombie-Britannique a annoncé la semaine dernière qu’elle entend sévir plus durement contre la surfacturation en santé. À partir d’octobre, les médecins qui feront payer des frais supplémentaires pour des soins de santé médicalement nécessaires risqueront une amende de 10 000 $ pour une première infraction. En effet, la province a annoncé qu’elle entend mettre en application une loi qui n’a pas été pleinement promulguée pendant 15 ans.

À ce sujet, le docteur Day prévoit que des cliniques seront forcées de fermer quand la loi entrera en vigueur. « Le gouvernement est en cour en niant que les listes d’attente sont un problème et qu’elles peuvent entraîner des torts », a-t-il soutenu.

Il cite des statistiques du Collège des médecins et des chirurgiens de la Colombie-Britannique qui montrent que de 60 000 à 70 000 patients par année se rendent dans des cliniques privées. Il se demande comment cela aidera le système s’ils sont transférés dans le système public.

Les cliniques privées ne sont pas illégales selon la Loi canadienne sur la santé, mais la facturation d’actes qui sont déjà couverts par le système public l’est.

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