Voici le Mansourasaurus shahinae, un dinosaure mis au jour dans le désert du Sahara en Égypte par une équipe américano-égyptienne de paléontologues, une grosse découverte à plus d'un sens.

Un texte d'Alain LabelleD’abord, ce dinosaure est un titanosaure qui appartient à la famille des sauropodes qui comprend quelques-uns des animaux les plus gros et les plus lourds à avoir foulé la surface terrestre. Ils étaient présents sur une grande partie du globe au moment de l'extinction de masse de dinosaures, il y a 66 millions d'années.

Encore plus important, cette nouvelle espèce représente également l’une des rares découvertes de dinosaures sur le continent africain, dont seulement quelques fossiles datant de 100 à 66 millions d’années ont été déterrés. La raison? La végétation abondante qui recouvre maintenant les régions où ils vivaient.

Le présent dinosaure vivait il y a environ 80 millions d’années.

Ce fossile est le plus complet découvert en Afrique datant de la fin du Crétacé. Ces ossements fossilisés comprennent des os du crâne, la mâchoire inférieure, des vertèbres, des côtes, une bonne partie d'une épaule, d'une patte avant et d'une patte arrière et des morceaux des plaques osseuses qui consolidaient sa peau.

La bête herbivore au grand cou était de la grandeur d’un autobus et devait peser environ le même poids qu’un éléphant.

La fin de la Pangée

Ce fossile va permettre de mieux cerner l'évolution des dinosaures à une époque où la Pangée, ce supercontinent unique qui connectait toutes les terres de la planète, commençait à se morceler.

Les chercheurs tentent toujours de définir le niveau d'isolement de chaque nouveau continent et si les espèces ont évolué indépendamment sur chaque morceau de terre.

Les premières analyses permettent d’établir que le Mansourasaurus était plus proche des dinosaures d'Europe et d'Asie que de ceux trouvés au sud de l'Afrique ou en Amérique du Sud.

« Les derniers dinosaures d'Afrique n'étaient pas complètement isolés, contrairement à ce que certains ont avancé dans le passé », explique Eric Gorscak, paléontologue à l'Université de l'Ohio.

Le détail de cette découverte est décrit dans la revue Nature Ecology and Evolution.

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