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Un rassemblement contre les frappes en Syrie attire peu de Londoniens

Une manifestation organisée à Londres contre d'éventuelles frappes britanniques en Syrie a rassemblé 5000 personnes, une foule qui ne ressemble en rien à celle des grands jours du mouvement antiguerre.

En 2003, ils avaient été plus d'un million à manifester contre une intervention en Irak décidée par le premier ministre travailliste de l'époque, Tony Blair.

« On avait un an à l'époque pour rassembler, là on n'avait que quatre jours », a plaidé Lindsay German, une des représentantes de Stop the War, à l'Agence France-Presse.

« Les bombes ne peuvent pas être la bonne réponse à la terrible tragédie de Paris. Nous disons aux députés, particulièrement à ceux du Labour, de ne pas refaire la même erreur que lors de l'intervention en Irak », a-t-elle ajouté.

David Cameron cherche le consensus

Le premier ministre David Cameron cherche depuis des mois à bâtir un consensus pour garantir un vote favorable au Parlement. Il ne convoquera la Chambre des communes que s'il est assuré d'avoir gain de cause, ont répété ses services samedi.

Cette manifestation se tient alors qu'un vote sur la question des bombardements semble de plus en plus imminent.

Les attentats de Paris le 13 novembre ont toutefois accéléré les choses pour le chef conservateur. En plus de disposer de la majorité de députés au Parlement, il devrait pouvoir compter sur l'appui de plusieurs députés travaillistes, qui sont fort divisés sur la question.

Le parti devrait se réunir lundi pour définir une ligne officielle. D'ici là, le nombre de manifestants qui ont défilé samedi sur Downing Street semble vouloir confirmer un récent sondage, selon lequel 58 % des Britanniques disent approuver des frappes en Syrie.

Et à Madrid 

Les Espagnols se sont eux aussi mobilisés afin de dénoncer un engagement de Madrid dans le conflit syrien, ainsi que tout sentiment anti-musulman.

Ils étaient environ 5000 samedi à manifester dans les rues de la capitale, alors que d'autres rassemblements se tenaient ailleurs au pays sur invitation du collectif « Pas en notre nom ».

Le président français François Hollande tente depuis les attentats de Paris de mettre sur pied une grande coalition pour lutter contre le groupe armé État islamique (EI), qui a revendiqué les attentats de Paris. Comme Madrid n'a reçu aucune demande directe de la France, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy semble vouloir éviter toute initiative avant les élections législatives du 20 décembre.

En mars 2004 les conservateurs menés par Jose Maria Aznar, qui avait soutenu l'invasion américaine en Irak en 2003, perdaient les élections législatives, trois jours après des attentats à Madrid attribués aux islamistes et qui avaient fait 191 morts.

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