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Un réfugié syrien dans un village saskatchewanais d'environ 30 habitants

Quand il a pris la décision de fuir la guerre en Syrie, Martin [nom fictif] était loin de se douter qu'il allait aboutir dans un village saskatchewanais d'environ 30 habitants.

Le réfugié syrien préfère que son nom soit tu, car il craint pour des proches en Syrie. Martin a quitté Damas il y a un an environ, car il ne voulait pas prendre part à la guerre qui sévit dans son pays depuis 2011. « Ce n’était pas une option pour moi et pour beaucoup de jeunes hommes parce que, si nous restions là-bas, nous aurions pu être forcés de participer à cette guerre », explique-t-il.

Ce Syrien chrétien s’est d’abord installé au Liban grâce à des amis. « La situation n’est pas très favorable là non plus », admet-il. Martin a donc tenté de trouver une porte de sortie vers un pays occidental.

C’est grâce à son pasteur syrien qu’il a réussi à s’établir en Saskatchewan. De passage au Canada, la pasteur a rencontré la famille Honey avec qui il a discuté de la situation de Martin.

Parrainage privé

Linda Honey et son mari, Glenn, ont décidé de parrainer le Syrien de façon privée. Après avoir traversé de nombreuses étapes qui se sont échelonnées sur plusieurs mois, les Honey ont accueilli le trentenaire chez eux en septembre 2016.

Quand il a reçu l’appel lui confirmant son déménagement au Canada, Martin a ressenti un grand soulagement. « Tu n’es pas capable de parler. Tous les problèmes et la situation sont derrière toi », se souvient-il.

Dans mon cas, ça a pris huit mois. Ça m'a paru long, mais normalement, c’est plus de deux ans.

Martin (nom fictif), réfugié syrien

Les défis de la campagne

Martin avoue que vivre dans un petit village comporte son lot de défis. Il doit notamment compter sur sa famille d’accueil pour se déplacer, car il n’a pas encore de permis de conduire. « Nous avons besoin de parcourir de longues distances pour avoir accès à des services », affirme-t-il.

Le trentenaire a rapidement trouvé un emploi près de sa résidence. Il est ingénieur mécanique à Honeybee, une entreprise de machinerie agricole dont Glenn Honey est copropriétaire avec son frère. Cet emploi lui permet de renouer avec sa carrière de formation.

« J’ai étudié l'ingénierie mécanique. Après ma formation, j’ai travaillé dans un établissement chrétien pendant quatre ans. Puis la guerre a commencé », raconte-t-il.

Maintenant qu’il se sent en sécurité dans son pays de résidence, Martin espère rencontrer une femme. « Je vais avancer étape par étape. J’ai commencé à travailler, j’ai une maison. Je pense que, maintenant, je prie pour avoir une épouse », conclut-il en souriant.

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