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Un séisme fait plus de 300 morts en Irak et en Iran

Les secouristes sont engagés dans une course contre la montre pour retrouver des survivants parmi les décombres, au lendemain d'un puissant séisme qui a frappé l'Iran et l'Irak. Le tremblement de terre, dont l'épicentre était dans le nord-est de l'Irak, a fait la majorité de ses victimes de l'autre côté de la frontière, en Iran, soit 344 morts et des milliers de blessés, selon un bilan préliminaire.

« Il y a encore des gens sous les décombres. Nous espérons que le nombre de morts et de blessés ne va pas trop augmenter, mais il va augmenter », a indiqué Mojtaba Nikkerdar, vice-gouverneur de la province de Kermanshah, la région la plus durement touchée.

Plus de 97 % des victimes se trouvaient dans la ville de Sarpol-e Zahab, située à quelque 15 kilomètres de la frontière avec l'Irak.

Le principal hôpital de cette localité a été gravement endommagé, ce qui complique le traitement des centaines de blessés, rapporte la chaîne de télévision publique iranienne.

Bon nombre d'habitations dans les secteurs ruraux de l'Iran sont bâties en briques de terre durcie et s'effondrent généralement très vite lors des tremblements de terre, assez fréquents dans cette partie du monde.

S'exprimant dans les médias et sur Twitter, des habitants de la province de Kermanshah ont dit avoir ressenti plusieurs répliques.

L'électricité a été coupée dans plusieurs villes, tandis que les craintes de répliques ont précipité des milliers de personnes dans les rues des deux pays, malgré le froid.

Selon l'agence de presse nationale Irna, plus de 70 000 personnes n'ont plus de maison ou de logement dans la zone touchée par le tremblement de terre.

D'importants dégâts en Irak

En Irak, les responsables locaux estiment pour le moment le nombre de morts à huit et de blessés à 321 dans la province de Souleimaniye, dans le Kurdistan irakien­.

Les dégâts les plus importants ont été constatés dans la ville de Darbandikhan. Plus de 30 personnes y ont été blessées, selon le ministre de la Santé kurde Rekawt Hama Rasheed. « La situation sur place est très critique », a-t-il dit à Reuters.

Le principal hôpital du district est très endommagé et est privé d'électricité, a poursuivi le ministre, précisant que de ce fait les blessés sont emmenés à Souleimaniye pour être soignés.

À Halabja, des responsables locaux ont dit qu'un garçon de 12 ans a été tué par un choc électrique à la suite de la chute d'un câble électrique provoqué par le tremblement de terre.

« J'étais assise pour dîner avec mes enfants quand l'immeuble s'est mis à danser », a témoigné Madjida Amir, une habitante du quartier de Salihiya. « J'ai d'abord cru que c'était une énorme bombe. Mais j'ai entendu tout le monde crier que c'était un tremblement de terre. »

Des scènes similaires se sont produites à Erbil, la capitale du Kurdistan autonome irakien, et dans d'autres villes du nord de l'Irak.

L'institut de veille géologique américain (USGS) a évoqué une magnitude de 7,3.

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