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Un sexagénaire arrêté pour le meurtre de deux hommes gais à Toronto

Les policiers de Toronto ont arrêté, jeudi, un sexagénaire, qui aurait tué Selim Esen et Andrew Kinsman, deux hommes qui fréquentaient le quartier gai de la Ville Reine et qui étaient portés disparus depuis plusieurs mois.

Bruce McArthur, 66 ans, fait face à deux chefs d'accusation de meurtre prémédité.

Il y aurait d'autres victimes, selon la police.

Selon les policiers, l'accusé est un paysagiste et travailleur autonome, qui avait une entreprise appelée Artistic Design, et qui habitait dans le quartier Thorncliffe de Toronto.

Les policiers fouillent cinq propriétés qui ont un lien avec l'accusé; quatre à Toronto et une à Madoc, au nord de Belleville.

Andrew Kinsman a été vu pour la dernière fois le 26 juin 2017, alors que Selim Esen a disparu le 14 avril 2017. Les corps des deux victimes n'ont pas été trouvés pour l'instant.

La police affirme que l'accusé connaissait M. Kinsman avec qui il avait eu des relations sexuelles et qu'il utilisait des applications de rencontre pour hommes.

Le détective Idsinga n'a pas voulu préciser de quelle façon l'accusé aurait tué ses victimes.

Des proches soulagés

La soeur d'Andrew Kinsman, Patricia, a appris jeudi matin que les policiers avaient arrêté le présumé meurtrier de son frère. « Tout ce que je pouvais dire c'est : ''Oh mon Dieu, merci, vous avez fait votre travail.'' »

Mme Kinsman raconte que sa famille s'est lentement fait à l'idée qu'Andrew était mort. « Le 9 décembre, ma soeur Karen et moi cherchions encore, dit-elle, mais à ce point-là, nous cherchions son corps. Mais nous avions toujours ce très mince espoir qu'il allait revenir. »

Nicole Borthwick, une amie d'Andrew Kinsman qui faisait du bénévolat avec lui à la banque alimentaire, a aidé à organiser les recherches après sa disparition. Elle s'est sentie « vraiment soulagée » en apprenant la nouvelle, mais elle croit qu'elle pourra vivre son deuil seulement quand le corps de son ami sera retrouvé.

D'autres disparitions

Entre 2010 et 2012, trois autres hommes qui fréquentaient le quartier gai avaient également disparu.

Les policiers avaient lancé une enquête sur ces disparitions sans confirmer si elles étaient reliées. Ils avaient aussi organisé une rencontre publique en réponse aux inquiétudes montantes de la communauté.

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