Le Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC) s'inquiète de l'hésitation que semble manifester la ministre fédérale du Patrimoine, Mélanie Joly, à injecter les 150 millions de dollars supplémentaires dans..." />
Retour

Un syndicat demande la confirmation des 150 millions promis à Radio-Canada

Gravel le matin " />

Le Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC) s'inquiète de l'hésitation que semble manifester la ministre fédérale du Patrimoine, Mélanie Joly, à injecter les 150 millions de dollars supplémentaires dans Radio-Canada, comme l'avaient promis les libéraux durant la campagne électorale.

Dans un communiqué publié vendredi, le SCRC affirme que, dans une entrevue accordée au Huffington Post, « Mélanie Joly a refusé de s'engager sur les sommes qui seront réinjectées ».

En fin de journée vendredi, le bureau de Mélanie Joly a fait part d'une déclaration de la ministre selon laquelle Ottawa n'a pas renoncé à « réinvestir » dans Radio-Canada.

Jeudi, à la Chambre des communes, Mme Joly avait aussi évoqué des « consultations » avec « les intervenants du milieu », en réponse à une question de la députée bloquiste Monique Pauzé.

Une nouvelle vision du ministère du Patrimoine

En novembre dernier, dans un point de presse donné au terme de la première réunion du Cabinet de Justin Trudeau, Mélanie Joly avait déclaré qu'elle entendait présenter une nouvelle vision du ministère du Patrimoine canadien, « après neuf ans de gouvernement conservateur ».

Le SCRC dit maintenant être préoccupé par ce qu'il considère comme de l'ambiguïté de la part de Mme Joly à un moment où « la SRC continue d'aller de l'avant avec son Plan 2020 ».

Radio-Canada ne change pas sa stratégie

Appelée à commenter les positions du SCRC telles qu'exprimées dans son communiqué, la direction de Radio-Canada a affirmé ce qui suit : « Comme nous l'avons dit dans le passé, tout investissement additionnel sera consacré à appuyer les priorités de notre Stratégie 2020, notre plan pour rendre le radiodiffuseur public plus local, plus numérique et viable financièrement. »

En vertu de cette stratégie, CBC/Radio-Canada souhaite doubler sa portée sur ses plateformes numériques et diminuer sa production d'émissions générales de télévision au cours des cinq prochaines années. La Stratégie 2020 passe aussi par l'abolition d'emplois.

Rappelons qu'en juin 2014, le président de CBC/Radio-Canada, Hubert T. Lacroix, avait reconnu que Radio-Canada allait compter de 1000 à 1500 employés de moins d'ici cinq ans, parce que les personnes qui partent à la retraite ne seront pas remplacées. Cette diminution s'ajoutait aux compressions déjà annoncées en avril 2014. Cela signifie que Radio-Canada perdra 25 % de sa main-d'oeuvre actuelle d'ici 2020.

En juin 2014, M. Lacroix avait aussi déclaré : « Ces dernières années, nous avons dû ajuster trop souvent la taille du diffuseur public. Cela ne peut plus continuer. »

La ministre Joly, inspirée par Vice News

Le SCRC se dit convaincu « de la sincérité de Mélanie Joly dans sa volonté de sauver Radio-Canada ». Le syndicat critique toutefois la ministre du Patrimoine qui, selon lui, donne l'impression qu'elle « imposerait des conditions quant au virage numérique et au style que devrait adopter la SRC, en citant Vice News ».

La présidente du SCRC, Johanne Hémond, affirme que la ministre Joly a pourtant répété qu'elle croyait « au long bras de distance que doit maintenir le gouvernement avec la gestion interne et les orientations de Radio-Canada ».

Enfin, le SCRC dénonce la volonté affichée par Radio-Canada de vouloir vendre la Maison de Radio-Canada à Montréal. « Faut-il rappeler que cet édifice a entièrement été payé par les contribuables? » note la direction du syndicat.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un enfant impressionne à la batterie dans le métro de New York





Rabais de la semaine