Devant le nombre de vols qui serait en hausse dans les épiceries, des épiciers songent à doter les emballages, dont ceux de viande et certains produits de luxe, d'étiquettes antivol.

Le dispositif a déjà fait son entrée dans certaines épiceries au Québec. Le supermarché IGA a demandé à Moishes, qui produit de la viande de bœuf, d'inclure des puces électroniques dans ses emballages sous vide.

Le système est testé depuis quelques mois. La puce est détectée près des caisses et déclenche une alerte si elle n'a pas été désactivée.

IGA a refusé d'accorder une entrevue sur le sujet.

De son côté, Florent Gravel, président-directeur général de l'Association des détaillants en alimentation du Québec, croit que la mesure pourrait être appliquée à quelques produits ciblés.

« Présentement, les bidules sont un peu dispendieux, donc, on ne peut pas les mettre dans tous les produits, mais ce qui est visé, surtout, c'est le département de viande, parce que c'est des produits qui sont assez dispendieux. »

Vols à la hausse

Devant la hausse du prix du panier d'épicerie, la viande de bœuf, des fromages fins, les produits alcoolisés et même le savon à linge seraient la cible de voleurs.

Claude Pelletier, détective en épicerie, dit observer depuis cinq ans une augmentation des vols commis par des gens de diverses classes sociales.

« J'ai remarqué une hausse. La nourriture est de plus en plus chère et les gens qui volent, c'est des gens qui ont des problèmes de drogue, des problèmes d'alcool, des gens pauvres comme des gens riches. Il n'y a pas de classe sociale », dit-il.

Des centaines de dollars de nourriture disparaîtraient ainsi chaque semaine.

« Je peux arrêter deux à trois, quatre personnes par semaine pour des vols qui vont de 35 $ à 250 $, 300 $. »

M. Pelletier estime qu'ajouter des puces dans les emballages pourrait profiter aux épiciers qui, dit-il, ont aussi avantage à avoir des inspecteurs sur le terrain.

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