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Un tribunal indonésien annule la condamnation d'un Canadien pour pédophilie

La famille de Neil Bantleman pousse un grand soupir de soulagement. Un tribunal indonésien a annulé la condamnation d'un enseignant ontarien et de son assistant indonésien, Ferdinant Tjiong. Les deux hommes purgeaient une peine de prison de 10 ans parce qu'ils auraient agressé sexuellement trois jeunes enfants.

« Nous savions qu'il allait être libéré, mais nous ne l'avons pas cru tant que nous ne l'avons pas vu sorti de prison », dit son frère, Guy Bantleman, joint une heure après qu'il eut appris la nouvelle.

Il n'avait pas encore pu parler à son frère au moment de l'entrevue. Neil Bantleman et sa conjointe se sont réfugiés dans un endroit tenu secret où ils resteront durant trois jours pour échapper au cirque médiatique.

Neil Bantleman, 46 ans, est sorti du centre de détention de Cipanang jeudi soir dans un concert de cris et d'applaudissements. Il a remercié les gens qui l'ont appuyé tandis que sa conjointe, en larmes à ses côtés, a rappelé que son mari était innocent. Son aide-enseignant, Ferdinand Tijong, a aussi été libéré.

Au terme d'un procès controversé, MM. Bantleman et Tjiong avaient été condamnés en avril par un tribunal du sud de Jakarta pour avoir violé la loi de protection des enfants. Ils avaient également reçu une amende de 7700 $US (environ 10 070 $CA) et six mois de prison supplémentaires.

Les deux hommes ont toujours clamé leur innocence et critiqué la transparence et l'équité du procès, lors duquel ont été présentés des rapports médicaux de trois hôpitaux à Jakarta et à Singapour n'ayant montré aucune blessure ni anomalie majeure dans l'état des trois enfants au coeur de l'affaire.

Selon leur avocat, les allégations de viol avaient été portées devant les tribunaux pour une question d'argent. La mère d'un des enfants poursuivait d'ailleurs l'école pour 125 millions de dollars, et sa plainte avait été rejetée par le tribunal lundi.

« Après près de 400 jours, c'est finalement terminé », se réjouit Guy Bantleman, exalté par la nouvelle. Il juge que la cour de première instance indonésienne a mal traité cette affaire depuis le début.

Possibilité d'appel

Neil Bantleman ne pourra pas retourner au Canada dans l'immédiat puisque son passeport est toujours entre les mains du gouvernement indonésien, selon son frère, qui espère qu'il pourra rentrer au pays à la mi-septembre.

L'enseignant ontarien n'est toutefois pas au bout de ses peines. La possibilité que les procureurs portent l'acquittement en appel devant la Cour suprême du pays existe toujours.

D'après le reportage de Jean-Philippe Nadeau et l'Associated Press

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