Retour

Un Vancouverois poursuit sa fiancée qui aurait tout inventé de sa vie y compris un cancer

Un homme d'affaires vancouvérois qui dit avoir démissionné de son travail pour prendre soin de sa fiancée a maintenant lancé une poursuite en justice contre cette dernière affirmant qu'elle n'était ni malade, ni riche, ni Japonaise ou Russe comme elle le prétendait.

Selon la poursuite civile déposée devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique la semaine dernière, Wei Lin soutient que « l'identité véritable [de Xin Ran Xu] lui est inconnue ».

Il réclame plus de 200 000 $ de Mme Xu qu’il dit avoir investi pour l’achat d’une voiture et les préparatifs de mariage.

M. Wei soutient que Mme Xu a commandé ses pièces d'identité d'un service chinois de contrefaçon de documents. « [Elle] leur a envoyé des modèles sur lesquels s'inspirer pour les contrefaçons et a rédigé du contenu qui devait remplacer ce qui se trouvait dans les modèles », déclare-t-il dans sa poursuite.

Des passeports japonais, russe et chinois

Sa relation avec Mme Xu, aussi connue sous le nom de Era Xu, a commencé en 2015, selon M. Wei.

À l’époque, dit-il, elle a raconté qu’elle avait un diplôme en gestion d’entreprise et déménageait du Japon au Canada pour travailler avec « une personne d’affaire de Vancouver extrêmement riche et connue ».

M. Wei dit que Mme Xu prétendait détenir des passeports chinois, japonais et russe et être membre d’une famille riche.

Elle aurait également prétendu avoir « développé une tumeur cérébrale » et avoir reçu un diagnostic de glioblastome.

Le plaignant allègue avoir acheté une Chevrolet Camaro et investi 100 000 $ dans un studio de danse à la suggestion de Mme Xu.

En mars 2017, M. Wei dit que Mme Xu lui a annoncé qu’elle annulait le mariage.

Miraculeusement guérie

Selon lui, elle a également prétendu que son cancer avait été miraculeusement guéri grâce à un traitement expérimental au New Jersey. Elle a fourni des documents médicaux de la Régie de santé Vancouver Coastal pour le prouver, dit la poursuite.

Dans les documents de sa poursuite, M. Wei explique avoir découvert la déception quand il a eu accès aux courriels de Mme Xu qui étaient restés ouverts sur un ordinateur.

« Après avoir examiné un courriel, M. Wei a vu qu’il était destiné à un service de contrefaçon de documents en Chine », dit la poursuite.

Il aurait ensuite appris que son ex-fiancée n’avait jamais eu un cancer, n’était pas diplômé en gestion d’entreprise, et ne détenait pas la citoyenneté japonaise ou russe.

M. Wei exige dans sa poursuite que Mme Xu rembourse un billet à ordre qu’elle a signé quand il lui a prêté 200 000 $ ou qu’il soit indemnisé pour la valeur de ses dépenses pendant la durée de leur relation.

Aucune de ces allégations n'a encore été prouvée en cour.

Plus d'articles