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Une ancienne chef autochtone forcée de côtoyer son agresseur

Dans l'élan des dénonciations d'agressions sexuelles de femmes autochtones, Susan Levi Peters lève le voile sur une agression vécue dans son passé.

Susan Levi Peters est l’ancienne chef de la Première Nation d'Elsipogtog. Cette femme s’est vue forcée de côtoyer l’homme qui l’avait violée alors qu’elle avait 17 ans.

Mme Levi Peters a choisi de lever le voile sur son agression et de raconter le traumatisme qu’elle a vécu.

« J’ai longtemps cru que c’était ma faute parce que j'avais consommé de l’alcool », explique celle qui a par la suite fui à Toronto pour échapper à des souvenirs trop durs à porter.

Elle est toutefois revenue dans sa communauté quelques années plus tard, en 2004, et a alors été élue chef de la Première Nation d'Elsipogtog.

C’est au sein de ce même conseil qu'elle a dû côtoyer son agresseur, qu’elle refuse cependant d’identifier.

Elle croit qu'il est plus difficile de dénoncer dans les communautés autochtones parce que les liens entre les personnes et les familles sont extrêmement forts.

Mme Levi Peters explique aussi en partie son viol par le fait que son agresseur a vécu dans un pensionnat autochtone.

Nous avons vécu de l'oppression pour tellement longtemps qu'on se le fait maintenant entre nous [et] nous devons être plus ouverts et sensibiliser les enfants.

Susan Levi Peters

Cette dernière estime que d’en parler publiquement est tout de même un pas de plus vers une guérison.

D’après le reportage de Karine Godin

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