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Une brèche dans un pipeline neuf a causé le déversement majeur en Alberta

L'entreprise Nexen se dit « très préoccupée » et « sincèrement désolée » après un important déversement de produits pétroliers mercredi dans le nord de l'Alberta.

Cinq millions de litres d'un mélange de bitume, de sable et d'eaux usées se sont déversés près de Fort McMurray. La fuite, décelée mercredi après-midi au site de Long Lake, à environ 36 km au sud-est de la capitale des sables bitumineux, a été colmatée.

Le pipeline ayant fui avait été mis en place l'an dernier, a indiqué Ron Bailey, vice-président pour les opérations canadiennes à Nexen. Il s'agit d'une conduite à haute pression et à double cloison, reliant un puits d'exploitation à une usine de traitement.

Le vice-président a décrit une « brèche visible » de quelques centimètres dans le pipeline.

La fuite a été aperçue mercredi après-midi par un contractuel marchant le long de la structure. Le flux du pipeline a été interrompu tout de suite après cette découverte.

Défaillance du système de détection

Le système de détection de fuite n'a pas été déclenché, donc impossible de savoir depuis combien de temps le pipeline coulait, a avoué Ron Bailey.

Aucun incident n'avait été associé à ce pipeline auparavant. Le Régulateur de l'énergie de l'Alberta et Nexen enquêtent sur les causes et la date exacte du déversement.

Ron Bailey a refusé de dévoiler le nom de ceux ayant bâti et installé le pipeline.

La première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, qui était à Terre-Neuve-et-Labrador pour la réunion du Conseil de la fédération, a défendu les oléoducs qui constituent, selon elle, le moyen de transport de pétrole et de gaz le plus sécuritaire. « Ce qui compte, c'est que nous devons apprendre de cette fuite », a-t-elle souligné.

Un porte-parole de la ministre de l'Énergie, Margaret McCuaig-Boyd, a affirmé qu'elle communiquait régulièrement avec l'Agence de réglementation de l'énergie de l'Alberta et qu'elle surveillait la situation de très près. « Nous prenons cette fuite d'oléoduc très au sérieux », a affirmé le porte-parole Brad Hartle, dans un communiqué.

Le danger posé à l'environnement

Le directeur des programmes nationaux de la fondation Sierra Club s'est dit malgré tout inquiet de la situation. « Il y a toujours des dégâts et c'est généralement permanent. [...] C'est plein d'éléments toxiques qui ne devraient pas être dégagés dans l'environnement », a déploré John Bennett.

La Première Nation Athabasca Chipewyan, qui vit dans la région de Fort McMurray, s'inquiète de possibles impacts à la nature. « Une fuite de cette taille dans des tourbières, qui sont une partie importante de l'écosystème de la région et hébergent beaucoup de nos remèdes, de nos baies et servent d'habitat à beaucoup d'espèces sur lesquelles notre peuple compte pour assurer sa subsistance est extrêmement grave », a écrit Allan Adam, le chef de la Nation, dans un communiqué.

La zone touchée par le déversement se limite aux environs du pipeline sur une surface d'environ 16 000 mètres carrés, selon Nexen

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