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Une campagne de sociofinancement contre « l'anglicisation des écoles françaises »

Un militant et ancien conseiller scolaire ontarien lance une campagne de sociofinancement pour lutter contre ce qu'il décrit comme l'anglicisation des écoles françaises.

Un texte d'Annie Poulin

Basile Dorion accuse les conseils scolaires français du sud de l'Ontario d'accepter trop d'élèves anglophones. Il compare même leurs écoles à des programmes d'immersion.

« Nos écoles ne sont pas des écoles de français langue première », dénonce-t-il.

À la fin des années 1970, M. Dorion s'est battu pour obtenir une école secondaire française à Penetanguishene, une petite ville située sur la baie Georgienne. Cette lutte est connue sous le nom d'« école de la résistance ».

Il dit avoir besoin d'argent pour obtenir des avis juridiques et faire des demandes d'accès à l'information auprès des conseils scolaires. Son objectif est d'amasser 5000 $.

L'année dernière, il avait menacé trois conseils scolaires de poursuite, à moins qu'ils ne réduisent le nombre d'élèves anglophones qu'ils acceptent.

Depuis, il a demandé aux conseils scolaires Viamonde, MonAvenir et Providence de lui fournir des chiffres sur le nombre d'élèves qui entrent dans leurs écoles sans avoir droit à l'éducation en français en vertu de la Charte canadienne des droits.

Les conseils ont refusé de lui communiquer l'information en lui envoyant une lettre signée par un avocat, raconte-t-il.

Excellents résultats aux tests provinciaux

Certains des conseils scolaires en question défendent la qualité du français dans leurs écoles en soulignant les bons résultats de leurs élèves aux tests de français de la province administrés par l'Office de la qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE).

« Dans le cas du TPCL [le Test provincial de compétences linguistiques], les écoles de Viamonde ont pour la plupart des résultats bien supérieurs aux compétences langagières du TPCL qui est fait chez les anglophones », affirme la porte-parole du Conseil scolaire Viamonde, Claire Francoeur.

Dans un courriel, le Conseil scolaire catholique Providence fait valoir son « excellent rendement au niveau des tests de l’OQRE » et son « taux de diplomation élevé ».

Le Conseil scolaire catholique Providence et le Conseil scolaire catholique MonAvenir ont tous deux refusé de nous accorder une entrevue.

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