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Une Canadienne dit avoir été violée par un employé d’hôtel en République dominicaine

Une femme de la région de Toronto a publié un avertissement sur Internet après avoir été agressée sexuellement, affirme-t-elle, à un centre de villégiature en République dominicaine où elle s'était rendue en vacances.

Christine Dayman, 44 ans, soutient qu’elle rentrait à sa chambre, seule le soir, en mars dernier à l’hôtel Grand Bahia Principe Turquesa, lorsqu’un agent de sécurité du complexe à Punta Cana l’a suivie et l’a violée.

« J’ai été tellement surprise que j’ai figé sur place », a-t-elle raconté à CBC.

L’homme se serait ensuite enfui.

Mme Dayman aurait alors couru jusqu’à sa chambre pour appeler un ami à Toronto, qui lui a conseillé d’en parler à la réception de l’hôtel, le lendemain matin, lorsqu’il ferait jour et qu’elle se sentirait plus en sécurité de quitter sa chambre.

Toutefois, le personnel du centre de villégiature s’est contenté de lui faire remplir un formulaire de plainte, affirme l'enseignante de musique.

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Avertissement sur TripAdvisor

Le séjour de Mme Dayman, qui était en vacances avec ses deux fils et ses parents, prenait fin le lendemain de l’agression présumée.

Elle a quitté la République dominicaine comme prévu et ce n’est qu’à son retour au Canada qu’elle a vu un médecin et a contacté la Police régionale de Durham.

L’Ontarienne a aussi publié un avertissement sur le site de voyage TripAdvisor pour mettre les voyageuses en garde, explique-t-elle.

Les policiers ontariens ont fait suivre ses allégations aux autorités dominicaines, qui ont assigné un enquêteur au dossier.

Toutefois, le dossier ne pourra aller de l’avant sans que Mme Dayman ne retourne en République dominicaine.

L’hôtel change ses pratiques

Dans des courriels entre la chaîne hôtelière et le voyagiste de Mme Dayman, Voyages Transat, l’hôtel affirme que la Canadienne a « refusé une assistance médicale et l’implication des autorités » et a été « incapable d’identifier son agresseur ».

Mme Dayman rejette catégoriquement ces affirmations.

Après avoir été contacté par l’équipe de Go Public de CBC, le centre de villégiature a affirmé qu’il prenait « toute allégation d’inconduite très sérieusement ».

  • L’hôtel a ajouté qu’il mettait à jour ses pratiques pour qu’une assistance médicale soit offerte immédiatement au client dans de tels cas et qu’on lui offre aussi d’appeler la police.
  • L’hôtel a aussi affirmé qu’il révisait ses procédures d’embauche de façon à inclure une vérification plus poussée des antécédents des candidats, en plus de leur demander plus de références.

De son côté, Transat dit prendre les allégations « très au sérieux » et a communiqué avec l’hôtel pour obtenir « toute information pertinente à cette plainte ».

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