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Une Canadienne tuée dans l’attaque contre une discothèque d’Istanbul

Une Canadienne figure parmi les victimes de l'attaque survenue dans une boîte de nuit d'Istanbul lors des célébrations du Nouvel An, a confirmé le premier ministre Justin Trudeau, dimanche en soirée.

« C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris la nouvelle de l’attentat terroriste meurtrier perpétré dans un club d’Istanbul qui a tué et blessé d’innocentes personnes en train de célébrer le Nouvel An, et qui a provoqué la mort d’une citoyenne canadienne », a déclaré Justin Trudeau dans un communiqué.

Il a également offert ses « plus sincères condoléances aux familles et aux amis de toutes les victimes de cet acte horrible ».

L'agence de presse privée turque Dogan avait révélé l'information en début de journée, mais les autorités canadiennes n'avaient pas confirmé.

Nous sommes déterminés à continuer de travailler avec tous nos alliés et partenaires pour contribuer à combattre le terrorisme.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Selon les autorités, au moins 15 des 39 victimes décédées sont des ressortissants étrangers, notamment d'Israël, du Maroc, de la Belgique, du Liban, de la Libye, d'Irak, d'Inde, de Tunisie et d'Arabie saoudite. L'attaque a aussi fait 69 blessés.

Le ministre des Affaires étrangères du Canada, Stéphane Dion, avait condamné l'attentat un peu plus tôt.

Le Canada condamne l'attaque terroriste à Istanbul, en Turquie. Nous sommes de tout coeur avec le peuple turc en ces temps difficiles.

Stéphane Dion sur Twitter

Le ministère des Affaires étrangères français a également indiqué qu'une Franco-Tunisienne a été tuée et que trois Français ont été blessés lors de l'attaque. Le bureau du procureur de la République de Paris a par ailleurs annoncé l'ouverture d'une enquête criminelle, puisque des Français font partie des victimes.

Les autorités turques cherchent par ailleurs toujours le tireur qui a ouvert le feu dans la boîte de nuit Reina.

L'homme a d'abord abattu un policier et un civil à l'extérieur du bar, vers 1 h 15, avant d'entrer et de tirer à l'arme à feu longue sur les personnes qui célébraient le Nouvel An à l'intérieur de la boîte de nuit, a indiqué le gouverneur Vasip Sahin. L'attentat n'a pas été revendiqué.

Au moins 600 personnes se trouvaient dans l'établissement situé dans le quartier d'Ortaköy, sur la rive européenne du Bosphore. Certains clients auraient d'ailleurs sauté dans le fleuve pour échapper au tireur.

Le Reina est aussi très fréquenté par des célébrités locales, notamment des chanteurs, des acteurs et des athlètes professionnels turcs.

L'assaillant n'était pas déguisé en père Noël

Le premier ministre turc a cependant démenti, dimanche, les informations selon lesquelles l'assaillant était déguisé en père Noël. Après avoir visité des victimes à l'hôpital, Binali Yildirim a aussi précisé que trois des blessés sont toujours dans un état critique. Il a indiqué que le tireur avait profité du chaos pour prendre la fuite.

Le ministre turc de l'Intérieur, Süleyman Soylu, a précisé que le suspect n'avait pas été identifié et qu'il avait vraisemblablement agi seul.

La Turquie a été la cible de plusieurs attentats en 2016, qui ont fait au total plus de 180 morts dans les seules villes d'Istanbul et d'Ankara. Les attentats les plus sanglants ont été revendiqués par le groupe armé État islamique ou des militants kurdes. La Turquie est membre de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) et de la coalition menée par les États-Unis pour lutter contre l'État islamique. La Turquie est aussi en conflit avec les Kurdes dans le sud-est du pays et de l'autre côté de la frontière avec la Syrie et l'Irak.

Le 10 décembre dernier, un double attentat kurde à l'extérieur d'un stade de football, tout près de la boîte de nuit Reina, avait fait 45 morts et 150 blessés.

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