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Une Charte du plastique qui ne plaît pas à tous

La Charte du plastique convenue par une majorité de leaders au Sommet du G7 encourage les environnementalistes, mais ils estiment qu'elle pourrait être plus contraignante.

Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé samedi que la France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni s’étaient joints au Canada pour établir une Charte du plastique afin de protéger l'environnement.

Parmi les sept pays présents à la rencontre, seuls le Japon et les États-Unis ont refusé de signer le document.

Les États signataires se sont engagés à recycler et à réutiliser au moins 55 % des emballages de plastique d'ici 2030. Ils souhaitent également arriver à récupérer tous les types de plastiques d'ici 2040.

« C’est une étape importante vers […] une économie où tous les plastiques seraient recyclés et réutilisés », a dit Justin Trudeau, qui a aussi annoncé une contribution canadienne de 100 millions de dollars pour débarrasser les océans de la pollution plastique.

De 6 à 10 millions de tonnes de déchets de plastique aboutiraient dans les océans chaque année, selon diverses études. Plus de la moitié de ces déchets viendraient d'un petit nombre de pays, principalement asiatiques, où la collecte des déchets est déficiente.

Un engagement non contraignant

Le groupe environnemental Greenpeace déplore toutefois que la Charte du plastique soit « volontaire et non contraignante » et qu’elle ne « garantisse pas l’action nécessaire pour s'attaquer à la cause première de la crise de la pollution plastique ».

Le porte-parole de Greenpeace, Farrah Khan, insiste pour que le Canada élabore et implante sa propre stratégie nationale afin d’éradiquer la pollution par le plastique « le plus rapidement possible ».

« Nous demandons au Canada de préparer des lois contraignantes qui fixent des objectifs de réduction [d’utilisation du plastique], interdisent les plastiques à usage unique et rendent les entreprises responsables de la pollution par le plastique qu’elles ont créé. »

Des annonces bienvenues

Un responsable de la recherche à Oceanwise, un groupe basé à Vancouver qui étudie la pollution des océans, se dit pour sa part « encouragé par les [multiples] annonces [récentes] au sujet du plastique ». Ces discussions sont un bon signe, selon Peter Ross.

Il se réjouit de la création de la Charte du plastique et de la reconnaissance du problème par les pays qui représentent une partie importante de l'économie mondiale.

« Nous avons besoin que les gens interviennent à tous les niveaux. Cela inclut les individus, les gouvernements et les entreprises. Nous avons vraiment besoin d'un effort d'équipe », souligne-t-il.

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