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Une danseuse érotique doit rembourser 1,3 million $ à son « papa-gâteau »

Un juge de la Colombie-Britannique a ordonné à une danseuse érotique de rembourser 1,3 million de dollars à son sugar daddy (papa-gâteau) avec qui elle a eu une relation pendant huit ans et demi.

Selon le juge Dev Dley de la Cour suprême de la province, Jeanette Elvie Fletcher s’est enrichi injustement aux dépens d’un homme plus âgé.

« Des rapports sexuels rémunérés, l’opportunisme et de fausses attentes sont au coeur de la toile de fond de ce litige », a-t-il écrit dans son jugement de 18 pages.

Le juge a ordonné à Mme Fletcher de rembourser 1,3 million¸de dollars à Michael Alexander Norkum, pour des paiements servant à rénover une maison de Coquitlam, où elle réside maintenant avec un autre homme.

Le montant comprend également la valeur d’une maison à Trinité-et-Tobago, pays d’origine de Mme Fletcher, que M. Norkum avait achetée pour le couple en 2011.

Une relation transactionnelle

Jeanette Elvie Fletcher a rencontré Michael Alexander Norkum pour la première fois en juillet 2007, à un « club de gentlemen » près de Toronto, où elle travaillait en tant que danseuse érotique.

Au cours des neuf années suivantes, M. Norkum, un homme d’affaires âgé de 65 ans aujourd'hui, a donné des cadeaux de valeur à Mme Fletcher, lui a offert des billets de première classe dans des centres de vacances et l’a même ajoutée à sa liste d’employés afin qu’elle soit disponible à tout moment.

Mme Fletcher recevait 10 000 $ par mois en plus d’avantages médicaux.

Leur relation a cessé en 2016 après que M. Norkum a découvert la relation de Mme Fletcher avec un autre homme de 61 ans. Cet homme a notamment donné son sperme pour que Mme Fletcher puisse tomber enceinte, grâce à une procédure de fécondation in vitro.

Les cadeaux non remboursables

La poursuite de M. Norkum prétendait que Mme Fletcher « était coupable du délit de tromperie en exprimant son amour pour lui, tandis qu’elle considérait la relation comme étant un échange d’argent contre des rapports sexuels, de la compagnie et de la disponibilité ».

Le juge Dley a trouvé que Mme Fletcher avait désigné M. Norkum comme son « sugar daddy » et un « bon porte-monnaie », et que ses expressions d’amour n’étaient pas toujours sincères.

Cependant, le juge a refusé d’accorder à M. Norkum le remboursement d'une somme d'environ 650 000 $, qu’il avait dépensée en voyages et en cadeaux. Il a expliqué que ces dépenses étaient des cadeaux et demeurent des cadeaux même après la fin de la relation.

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