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Une détenue transgenre obtient son transfert dans une prison pour femmes

Pour la première fois, Service correctionnel Canada a approuvé le transfert d'une détenue transgenre vers une prison pour femmes, en se basant sur l'identité de genre plutôt que sur les organes génitaux. Fallon Aubee, qui était incarcérée dans un pénitencier pour hommes, affirme avoir enduré des railleries, des menaces et des violences corporelles.

Mme Aubee, qui purge une peine d’emprisonnement à Mission, en Colombie-Britannique, a indiqué à CBC que sa demande de transfert vers un établissement carcéral pour femmes a été approuvée et qu’elle sera transférée dans une prison pour femmes de la vallée du Fraser dès mardi. « C'est un euphémisme que de dire que je suis très contente », a-t-elle laissé savoir.

C’est le premier ministre Justin Trudeau qui a initié la nouvelle politique d’accommodement en janvier lors d’une réunion communautaire à Kingston, en Ontario, durant laquelle il a promis de promouvoir l’égalité pour tous les Canadiens transgenres, y compris ceux qui purgent une peine de prison.

La politique intérimaire permet à Service correctionnel Canada d'étudier les demandes de transfert et d’accommodement au cas par cas, en pouvant se baser notamment sur l'identité de genre.

Il s'agit d'un changement par rapport à l’ancienne politique qui décidait du placement en fonction des organes génitaux. Sous ce règlement, les détenus n’avaient droit aux transferts qu’après une intervention chirurgicale de réattribution sexuelle.

Fallon Aubee a été reconnue coupable de meurtre au premier degré en 2003. Elle raconte que lorsqu'elle a été détenue dans un premier temps de manière préventive à la prison pour hommes, elle a été placée en isolement pendant six mois après avoir averti les autorités qu’elle était transgenre.

Mme Aubee dit avoir fait face à la discrimination des autres détenus et du personnel qui manquait de formation sur les besoins des personnes transgenres.

Si ces changements interviennent au niveau fédéral, certaines provinces étaient pour leur part en avance sur la question.

L’année dernière, l’Ontario est devenu la première autorité au Canada à permettre aux personnes incarcérées de purger leur peine dans des établissements choisis en fonction de leur identité de genre, et de se faire appeler de la manière souhaitée. La Colombie-Britannique est la deuxième province à permettre les placements basés sur l’identité du genre.

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