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Une école de Repentigny interdit le porc pour un pique-nique, puis recule

Après avoir interdit les plats cuisinés à base de porc pour un pique-nique entre élèves, l'école secondaire Jean-Baptiste-Meilleur de Repentigny a dû revenir sur sa décision. Les jeunes auront finalement le droit d'apporter du porc lors de cette activité scolaire prévue le 21 septembre.

Un texte de François Cormier

Dans une note reçue le 9 septembre, des parents ont appris la tenue de ce « pique-nique ethnique » pour les élèves de première, deuxième et troisième secondaire de la concentration en langues et cultures.

À la lecture de ce document, les parents constatent alors que chaque adolescent devra apporter « un plat ou un dessert, sous la forme de 5 à 10 bouchées ». Or, il est aussi spécifié que « les arachides, les noix, les fruits de mer et le porc sont à proscrire afin de respecter tout un chacun ».

Il n'y a pas eu de demande d'accommodement

La Commission scolaire des Affluents concède que l'interdiction du porc était une erreur. De nouvelles lettres seront d'ailleurs acheminées aux parents, précisant que ce ne sont que les aliments allergènes (arachides, noix et fruits de mer) qui sont à proscrire.

La commission scolaire précise aussi qu'il n'y a pas eu de demande d'accommodement de la part d'un parent ou d'un élève de confession musulmane. Le coordonnateur aux communications, Éric Ladouceur, explique que les plats cuisinés avec du porc devaient être identifiés lors des pique-niques des années précédentes. Il comprend mal pourquoi le porc a été carrément interdit cette année.

« Il n'y avait pas de mauvaise intention de la part de nos enseignants », assure Éric Ladouceur. Par ailleurs, il déplore avoir été informé de cette affaire par un média. « Quand les parents ont des commentaires à formuler, ils devraient nous appeler. Nous aurions réglé la situation de la même façon, avec ou sans intervention des médias ».

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Le député de la Coalition Avenir Québec, Jean-François Roberge, refuse de faire des reproches aux enseignantes qui ont signé cette note. « Les enseignants sont laissés à eux-mêmes. Le rapport de la commission Bouchard-Taylor a été déposé en 2008. Depuis huit ans, il n'y a aucune balise ».

Le député de Chambly soulève que les écoles reçoivent toutes sortes de demandes. Selon lui, des directives claires devraient être données pour les guider dans la prise de décision.

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