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Une école française à l'abandon depuis 4 ans à Port Hope

L'école francophone de Port Hope est toujours vide quatre ans après l'annonce de son achat par le Conseil scolaire de district catholique Centre-Sud (CSDCCS).

Un reportage d'Annie Poulin

Aucune rénovation n'a été entamée, le bâtiment se détériore et les familles francophones du secteur s'impatientent.

Lisa Berry tient à ce que ses enfants soient éduqués en français. Son fils de 7 ans et sa fille de 11 ans vont à l'école élémentaire catholique de Peterborough.

Chaque matin, Emma et Lucas doivent faire plus d'une heure d'autobus pour se rendre en classe.

Selon leur mère, il s'agit d'un sacrifice pour les deux enfants. « C'est pas proche, ça prend du temps. Et après l'école, ils ne peuvent pas jouer avec leurs amis », souligne-t-elle.

Une école achetée pour les francophones

En janvier 2013, le CSDCCS a annoncé l'achat de l'ancienne école catholique anglaise St. Mary's.

Le conseil en a fait l'acquisition pour 485 000 $ avant d'avoir reçu les fonds nécessaires pour rénover le bâtiment.

La dernière inspection de l'édifice faite par la province indiquait à l'époque que l'école construite dans les années 1950 avait besoin de travaux sérieux.

« On savait qu'on allait avoir de l'argent pour rénover l'école. À ce moment-là, on ne savait pas combien d'argent qu'on aurait », explique André Blais, le directeur de l'éducation du CSDCCS.

La province a accordé 2,1 millions $ pour financer les travaux.

Selon le conseil, il aurait toutefois fallu une somme beaucoup plus importante.

[Avec cette somme] nous jugeons qu'on ne serait pas capable de rendre ça de qualité équitable à nos homologues anglophones.

André Blais, directeur de l'éducation du CSDCCS

Le Conseil demande maintenant plus 5,5 millions $ pour la construction d'une nouvelle école élémentaire qui pourrait accueillir de 176 à 200 élèves sur le même site.

Le ministère de l'Éducation répond que le CSDCCS n'a jamais fait de demande formelle. Il invite le conseil à mettre l'école de Port Hope à sa liste de projets prioritaires en 2017.

La famille Berry presse le gouvernement et le conseil scolaire de s'entendre. Elle espère que le plus jeune des deux enfants, Lucas, pourra terminer l'école élémentaire dans sa localité.

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