Au moins 10 personnes, dont 7 enfants, ont été tuées par des tirs rebelles sur une école d'Alep, en Syrie. L'attaque, qui visait des établissements gouvernementaux dans l'ouest de la ville, a également fait au moins une trentaine de blessés.

La veille, au moins 54 civils, dont cinq enfants, ont perdu la vie dans des bombardements menés par les forces du régime de Bachar Al-Assad, ce qui porte le total à plus d’une centaine de victimes depuis mardi.

Une situation d'autant plus critique que tous les hôpitaux situés dans les quartiers tenus par les insurgés sont maintenant hors service en raison des nombreuses frappes qui ont touché la ville dans la dernière semaine.

Le groupe Médecins sans frontières a d'ailleurs dénoncé samedi une « journée noire pour Alep-Est ».

Les équipes médicales de la région ont notamment été contraintes d'évacuer le dernier hôpital pédiatrique, transportant dans l'urgence les nouveau-nés dans des lieux plus sûrs.

La communauté internationale inquiète

Ces violences répétées à l’égard des civils ont vivement fait réagir la communauté internationale. Les Nations unies et le gouvernement américain ont condamné les violents bombardements qui ont secoué Alep au cours des derniers jours.

Les États-Unis ont exhorté Damas et Moscou à réduire le niveau de violence, et à permettre l'acheminement d'aide humanitaire dans l'est de la ville.

« Il n'y a pas d'excuse pour ces actes atroces [...] le régime syrien et ses alliés, la Russie en particulier, sont responsables des conséquences immédiates et sur le long terme de tels actes », a déclaré la conseillère américaine à la sécurité nationale », Susan Rice.

L'ONU pour sa part s’est déclarée « extrêmement attristée et horrifiée par la récente escalade de la violence dans plusieurs régions de Syrie », appelant « toutes les parties à cesser les attaques indiscriminées contre les civils et les infrastructures civiles ».

Selon des observateurs internationaux, l’offensive meurtrière actuelle menée dans l’ouest d’Alep par les forces progouvernementales et la Russie vise à reprendre coûte que coûte cette portion du territoire, qui échappe au régime Al-Assad depuis 2012, avant que Donald Trump n’accède officiellement à ses fonctions de président des États-Unis en janvier prochain.

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