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Une Edmontonienne atteinte du zona refusée d'embarquement

Une femme d'Edmonton en voyage à Halifax s'est fait refuser l'accès à bord d'un vol d'Air Canada, car des employés ont faussement cru que son infection de la peau était contagieuse.

Jeanne Lehman a commencé à ne pas se sentir bien après son arrivée à Halifax, le mercredi 18 avril. En deux jours, une infection s'est développée autour de son oeil droit, alors elle a visité une clinique sans rendez-vous et l'urgence de l'Hôpital Queen Elizabeth II. Les médecins lui ont donné un médicament antiviral et l'ont assuré qu'elle pouvait être en contact avec d'autres personnes sans problème. Jeanne Lehman affirme qu'ils ont diagnostiqué le zona, une maladie qui n'est pas contagieuse.

Lorsqu'elle est arrivée à l'aéroport de Halifax le dimanche suivant pour revenir chez elle à Edmonton, son oeil était enflé. Embarrassée, elle a demandé d'avoir un siège du côté hublot, afin que les autres passagers ne voient pas son visage, même si elle n'était pas contagieuse. Jeanne Lehman affirme que quelques instants plus tard, un membre de l'équipage portant des gants et un masque lui a demandé de ramasser ses bagages et de la suivre hors de l'avion.

« Elle m'a dit ''Vous êtes contagieuse. Vous avez dit que vous êtes contagieuse, alors je ne peux pas vous laisser à bord de l'avion. Suivez-moi.'' Alors je lui ai dit ''D'abord, je ne suis pas contagieuse. Vous n'avez pas à crier comme vous le faites maintenant.'' »

Des passagers ont affirmé qu'Air Canada a procédé à une annonce concernant un passager ayant une infection contagieuse et ils ont vu l'équipage désinfecter la zone où Jeanne Lehman était assise. Tous les passagers ont finalement été évacués de l'avion.

Une passagère, Susan McAlister, infirmière de profession, affirme avoir discuté avec Jeanne Lehman et constaté qu'elle n'était pas contagieuse. Selon des experts en maladies infectieuses, le zona n'est pas transmissible. Une personne peut toutefois contracter la varicelle si elle entre en contact avec une personne ayant des ampoules ouvertes.

Un deuxième voyage à l'hôpital

Jeanne Lehman affirme qu'elle a tenté d'expliquer qu'elle avait été évaluée par des médecins, mais le personnel d'Air Canada l'a amenée à l'Hôpital Queen Elizabeth II d'Halifax à nouveau, dimanche soir.

Dans une déclaration fournie à CBC, Air Canada affirme que la décision de transporter Jeanne Lehman à l'hôpital a été prise « après avoir consulté nos experts médicaux ».

« Par excès de prudence, nous avons aussi demandé aux passagers à bord de sortir de l'avion et de prendre un autre avion plus tard [dimanche]. Nous regrettons ce désagrément, mais cette précaution a été jugée nécessaire après consultation avec nos médecins et nous allons faire le suivi avec nos clients directement s'ils ont des préoccupations », écrit Peter Fitzpatrick, porte-parole du transporteur aérien.

Jeanne Lehman affirme que le médecin a confirmé qu'elle était atteinte du zona et lui a donné le feu vert pour prendre l'avion. Il était toutefois trop tard pour voler ce soir-là, alors Air Canada lui a donné un siège sur un vol du lendemain, une chambre d'hôtel et des coupons pour l'achat de nourriture.

Des questions sur le protocole

Jeanne Lehman et l'autre passagère infirmière, Susan McAlister, veulent savoir pourquoi l'équipe d'Air Canada n'a pas posé plus de questions pour comprendre la situation. « Oui, préoccupez-vous de la sécurité des gens. C'est très normal. Je ne critique pas cela, mais ils auraient dû utiliser un autre protocole. Ils ne sont pas médecins », affirme l'Edmontonienne.

Celle-ci croit également que parce qu'elle est francophone et ne parle pas très bien anglais, elle a pu être mal comprise par l'équipage.

Jeanne Lehman s'inquiète maintenant qu'Air Canada exige maintenant un billet du médecin chaque fois qu'elle voudra prendre un vol. Air Canada n'a pas fait de commentaire. Jeanne Lehman a pu revenir chez elle à Edmonton, lundi soir.

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