Retour

Une enquête ouverte sur l'usage de gaz au chlore à Alep

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) va ouvrir une enquête sur l'utilisation présumée par les troupes gouvernementales syriennes de gaz au chlore dans les quartiers d'Alep tenus par les rebelles.

La Défense civile syrienne, association menant des opérations de secours dans les zones occupées par l'opposition à Bachar Al-Assad, a indiqué que des bombes à sous-munitions contenant du chlore avaient été larguées mardi sur Alep par des hélicoptères de l'armée. Cela a provoqué la suffocation de 80 personnes.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une personne a succombé à cette attaque.

« Les rapports les plus récents sur l'utilisation de chlore sont préoccupants », a commenté Ahmet Üzümcü, directeur de l'OPCW, s'exprimant devant la presse à Séoul où se déroule un forum sur la sécurité.

L'organisation va utiliser les moyens à sa disposition pour mener des investigations sur l'emploi de gaz toxiques et soumettre ses observations aux États membres de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques, a précisé M. Üzümcü.

Damas dément l'usage de chlore

Une source militaire syrienne a démenti l'emploi de chlore à Alep et a affirmé que ces informations constituaient de la part des rebelles une tentative de diversion, alors qu'ils sont proches de la défaite.

Une enquête d'une année de l'ONU et de l'OPCW, autorisée à l'unanimité des 15 membres du Conseil de sécurité, avait été menée sur neuf attaques au gaz dans sept régions de Syrie et avait conclu que les troupes gouvernementales avaient employé ce type d'armes dans deux cas en 2014 et 2015.

L'enquête avait également conclu que le groupe armé État islamique (EI) avait eu recours à du gaz moutarde.

La ville d'Alep est le théâtre d'un affrontement continu entre rebelles et troupes syriennes depuis le début du conflit. L'armée a accentué sa pression ces dernières semaines pour reprendre l'ensemble de la ville, ce qui constituerait un revers majeur pour l'opposition.

Syrie : l'engrenage de la guerre

Plus d'articles

Commentaires