Retour

Une étude lie le Depo-Provera à un risque accru de contracter le VIH

Une nouvelle étude menée par le microbiologiste Adam Burgener, de l'Université du Manitoba, confirme que l'utilisation du contraceptif hormonal Depo-Provera expose davantage les femmes au VIH, le virus de l'immunodéficience humaine.

Le Dr Burgener et des équipes de l'Université du Manitoba, de l'Université Northwestern et de l'Université de Washington ont utilisé de nouvelles techniques d'imagerie cellulaire et la microscopie à fluorescence. Il ont étudié l'impact du Depo-Provera, un contraceptif à base de progestérone, sur le cycle menstruel des femmes et l'exposition face au VIH.

Ils ont découvert que l'usage du Depo-Provera incite l'élimination d'une couche superficielle de cellules cutanées pendant la phase prémenstruelle. Normalement, ces cellules protègent la peau du dôme vaginal. Sans cette épaisseur, le milieu vaginal devient un environnement plus accueillant pour les virions du VIH, qui peuvent mener au virus.

Les scientifiques suggèrent que les responsables de la santé publique doivent développer de nouvelles stratégies de prévention du VIH, étant donné l'utilisation répandue des contraceptifs à base de progestérone, notamment en Afrique.

L'entreprise pharmaceutique Pfizer, qui fabrique le Depo-Provera, a déjà reconnu que son contraceptif peut causer une perte de densité osseuse.

Le contraceptif, en vente au pays, a été dans le passé prescrit à grande échelle au Canada, notamment aux femmes qui ont tendance à oublier leur pilule. Le Depo-Provera a été approuvé par Santé Canada en 1997.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une bulle gèle sous nos yeux





Concours!



Rabais de la semaine