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Une ex-infirmière accusée du meurtre de 8 aînés dans des foyers ontariens

Une ancienne infirmière de Woodstock, à l'ouest de Toronto, est accusée du meurtre prémédité de huit personnes de 75 à 96 ans, alors qu'elle travaillait dans des centres de soins de longue durée de la région.

Elizabeth Wettlaufer a comparu en cour mardi matin. Elle demeure en détention.

Durant un point de presse conjoint de la Police provinciale de l'Ontario et des services policiers de London et de Woodstock, les enquêteurs ont affirmé que l'accusée aurait « administré un médicament » à ses victimes, en précisant seulement qu'elle avait accès à différents médicaments au travail.

La mort de certains patients remonte à 2007.

L'un des deux foyers touchés, Caressant Care à Woodstock, raconte que l'infirmière en question ne travaille plus pour lui depuis environ deux ans et demi. La direction du centre dit « collaborer pleinement » à l'enquête policière.

L'enquête avait débuté à Woodstock le 29 septembre pour ensuite s'étendre à London ainsi qu'aux comtés d'Oxford et de Brant.

Selon la police, il faut remonter au procès de motards des Bandidos, il y a 10 ans, pour voir une personne accusée d'autant de meurtres en Ontario.

Les victimes :

  • James Silcox, mort en 2007, 84 ans, résident du foyer Caressant Care, à Woodstock 
  • Maurice Granat, mort en 2007, 84 ans, résident du foyer Caressant Care, à Woodstock
  • Gladys Millard, morte en 2011, 87 ans, résidente du foyer Caressant Care, à Woodstock
  • Helen Matheson, morte en 2011, 95 ans, résidente du foyer Caressant Care, à Woodstock
  • Mary Zurawinski, morte en 2011, 96 ans, résidente du foyer Caressant Care à Woodstock
  • Helen Young, morte en 2013, 96 ans, résidente du foyer Caressant Care, à Woodstock
  • Maureen Pickering, morte en 2014, 79 ans, résidente du foyer Caressant Care, à Woodstock
  • Arpad Horwath, mort en 2014, 75 ans, résident du foyer Meadow Park, à London

Selon l'Ordre des infirmières de l'Ontario, Elizabeth Wettlaufer est devenue membre de l'association en 1995 et en a démissionné le 30 septembre dernier, après le début de l'enquête policière.

La présidente de l'Association des infirmières et infirmiers autorisés de l'Ontario, Doris Grinspun, s'est dite « horrifiée par la situation » et « très triste pour les familles [touchées] ».

Dans un commentaire sur Facebook en 2015, l'accusée semble faire allusion à une ancienne dépendance :

De son côté, le ministre ontarien de la Santé, Eric Hoskins, dit que la sécurité des patients des centres de soins de longue durée est sa priorité, refusant de commenter davantage étant donné que l'enquête policière se poursuit. Même son de cloche de la part du procureur général Yasir Naqvi.

L'accusée a travaillé dans d'autres foyers dans le passé et pourrait faire face à des accusations supplémentaires, indiquent les policiers.

 

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