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Une explosion fait 11 morts dans le métro de Saint-Pétersbourg

Au moins 11 personnes ont été tuées et une quarantaine d'autres ont été blessées dans une explosion qui s'est produite lundi dans le métro de Saint-Pétersbourg. Les autorités russes ont ouvert une enquête pour acte terroriste. L'explosion n'a pas encore été revendiquée, mais la piste de l'extrémisme religieux serait retenue.

L'explosion s'est produite à bord d'un train qui avait quitté la station Tekhnology Institute à destination de la station Sennayan Ploshchad, d'après le Comité national antiterroriste, qui affirme qu'elle a été causée par un engin explosif non identifié.

L'agence de presse Interfax soutient de son côté que des engins remplis de fragments métalliques ont été utilisés.

L'explosion n'a pas encore été revendiquée.

Un engin explosif, dissimulé dans un extincteur, a également été découvert et désamorcé dans une autre station du métro de Saint-Pétersbourg, a annoncé le Comité national antiterroriste.

Toutes les stations de métro de la ville ont immédiatement été fermées après l'explosion, et la sécurité a été resserrée dans l'ensemble des grandes installations de transport de la ville.

Un suspect identifié

Les médias russes ont dans un premier temps diffusé des images des caméras de surveillance montrant un homme barbu recherché par les enquêteurs, mais d'après Interfax, ce dernier s'est présenté aux autorités et a été innocenté.

L'agence de presse rapporte que des restes humains examinés sur les lieux de l'explosion donnent à penser qu'il s'agit d'un attentat-suicide. Elle ajoute que la police a identifié un suspect lié à des organisations islamistes radicales interdites en Russie.

Le président russe, Vladimir Poutine, qui était à Saint-Pétersbourg pour une rencontre avec le président bélarusse, a offert ses condoléances aux familles. Il s'est ensuite rendu sur les lieux de l'attentat, où il a déposé des fleurs rouges à la mémoire des victimes.

Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a adressé un message au peuple russe : « Sophie et moi pensons à la population de Saint-Pétersbourg, de la Russie, et aux familles des victimes. Prompt rétablissement aux blessés », a-t-il écrit sur Twitter.

Pour sa part, le président américain, Donald Trump, a parlé d'un attentat « horrible ».

Chaos dans le métro

Le site Life News a diffusé des images de blessés allongés sur un quai. Il a également publié une photo montrant la porte éventrée d'un wagon du métro.

Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux ont montré des passagers allongés au sol qui recevaient les premiers soins, d'autres qui fuyaient les quais obscurcis par une épaisse fumée. On y voit aussi des passagers qui se ruent vers les portes et les fenêtres, tentant de voir s'il y a des gens à l'intérieur du train et criant : « Appelez une ambulance! »

Pour consulter une carte de l'événement, cliquez ici.

Saint-Pétersbourg, avec ses cinq millions d'habitants, est la deuxième ville en importance de la Russie et la principale attraction touristique du pays. Les deux stations de métro touchées par l'explosion de lundi comptent parmi les plus achalandées du réseau.

À Moscou, le maire adjoint affirme que des mesures de sécurité supplémentaires ont été prises pour protéger le réseau de transport souterrain.

La Russie sur le qui-vive

Les services russes sont depuis plusieurs mois en état d'alerte renforcé. La Russie, qui soutient diplomatiquement et militairement le régime de Bachar Al-Assad en Syrie, a été spécialement visée par des menaces du groupe armé État islamique qui le combat.

Les autorités redoutent le retour de combattants tchétchènes partis faire le djihad en Syrie.

Ces dernières années, la Russie a été la cible d'attaques menées par des militants tchétchènes. En mars 2010, le métro de Moscou avait été ciblé par deux femmes kamikazes qui avaient tué au moins 38 personnes en déclenchant leurs ceintures d'explosifs au milieu des passagers de deux rames.

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