Retour

Une famille grecque qui risque l’expulsion obtient un sursis

Une famille grecque, qui craignait d'être expulsée du Canada, obtient un sursis d'une semaine grâce à un emploi décroché in extremis par le père de famille à Regina.

Elle doit remplir les documents nécessaires pour obtenir un permis de travail décerné par Immigration et Citoyenneté Canada. L’Agence des services frontaliers du Canada s’engage à prolonger la période de sursis au besoin.

Le père, qui refuse d’être identifié, est arrivé à Regina avec sa famille il y a quatre ans.

La mère, Souzana Ntenti, redoutait d'être expulsée vers la Grèce, avec son mari et son fils, alors qu'ils tentent d'obtenir une résidence permanente depuis près de deux ans.

Lenteur dans le traitement du dossier

Cette mère de 40 ans dénonce la lenteur du traitement de son dossier par Immigration Canada et la lourdeur administrative de l'institution fédérale.

Elle affirme que la demande de résidence permanente, envoyée en avril 2015, tarde à être approuvée puisque certains documents policiers et médicaux arrivent à échéance avant même qu'Immigration Canada ne les analyse.

Obtenir une meilleure vie au Canada

En raison de la conjoncture économique difficile du pays, ils se sont débarrassés de tous leurs avoirs en Grèce, avec pour objectif de donner une meilleure qualité de vie à leur adolescent âgé à l'époque de 16 ans.

Même s’il décroche un diplôme universitaire, le seul emploi qu’il pourrait se trouver est livreur de pizza

Souzana Ntenti

En poche, le père de famille possédait un permis de travail exclusif, l’obligeant à travailler seulement pour l’employeur qui l’a embauché avant son arrivée au Canada.

En janvier dernier, son patron lui a montré la porte, tout comme à 500 autres employés de l’entreprise spécialisée en construction.

« Deux ans, ce n’est pas anormal »

L’avocate spécialisée en immigration Negar Achtari n’est pas surprise par le temps d’attente de deux ans du dossier.

Elle explique qu’avant « il n’était pas anormal d'attendre quatre, cinq ou six ans avant d'avoir une réponse ». Toutefois, de nos jours, la durée d’attente peut s’étaler sur deux ans selon le type de dossier, dit-elle.

Avec les informations de Jérôme Bergeron

Plus d'articles

Vidéo du jour


Les glucides mettent-ils notre santé en jeu?





Rabais de la semaine