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Une Femen montréalaise a manifesté au bureau de vote de Trump

Aucune accusation criminelle ne sera déposée contre une Femen montréalaise qui a manifesté mardi, en compagnie d'une autre militante de ce groupe, au bureau de vote du candidat républicain Donald Trump, à Manhattan, alors que se déroulait, sous haute sécurité, le scrutin présidentiel.

Un reportage de Bahador Zabihiyan

Neda Topaloski est une militante Femen bien connue au Québec. Elle s'était notamment illustrée au Grand Prix de Montréal, où son groupe s'était fait rudoyer par les agents de sécurité au centre-ville.

En entrevue téléphonique, elle raconte avoir été traitée de manière respectueuse par les policiers new-yorkais. « On a été temporairement en état d'arrestation au poste [...] La police a été très respectueuse avec nous, de ce côté-là, ça va », dit Mme Topaloski. Elle indique que les policiers étaient beaucoup plus respectueux que les agents de sécurité qui les avaient arrêtées, elle et les autres militantes, à Montréal.

Le niveau de sécurité était très élevé. « Je pense que le Secret Service s'est mêlé de notre arrestation, après tout ça », dit-elle, précisant que son groupe s'en est sorti avec l'équivalent d'un constat d'infraction à acquitter à la cour municipale. Selon La Presse canadienne, les deux militantes sont accusées de propagande électorale près d'un bureau de vote, une infraction de la catégorie des troubles de l'ordre public.

Seins nus, Mme Topaloski et une autre militante ont protesté notamment contre les propos de Donald Trump sur les femmes à son bureau de vote de Manhattan, avec, inscrit sur leur corps, un slogan - « Grab your balls [« Attrape tes couilles »] » - détournant une phrase sexiste prononcée dans le passé par le candidat républicain, qui faisait référence, elle, à l'anatomie féminine.

« On ne voulait pas, dans un pays démocratique, des politiques basées sur la haine, sur la peur et sur la division raciale, et sexistes. On est allées là-bas exercer notre droit à la liberté d'expression », dit-elle.

Certaines personnes sur place étaient très contrariées, affirmant qu'il fallait les mettre en prison, dit Mme Topaloski. Mais malgré le constat d'infraction, un des policiers lui a indiqué qu'il respectait les gens prêts à prendre des risques pour faire connaître leurs opinions.

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