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Une heure dans le noir pour donner un répit à la planète

Des millions de personnes ont éteint les lumières samedi soir pendant une heure pour montrer leur engagement dans la lutte contre les changements climatiques.

Le geste se veut symbolique. Le WWF (Fonds mondial pour la nature) organise cet événement depuis 10 ans pour sensibiliser les gens à l'urgence d'une action climatique.

Cela a commencé en 2007 à Sidney, en Australie. Plus de 2 millions d'Australiens ont alors éteint les lumières et les appareils électroniques pendant une heure. Dix ans plus tard, des centaines de millions de citoyens dans 7000 villes et plus de 170 pays, à travers six continents et 24 fuseaux horaires, se joignent au mouvement.

Le WWF met l'accent cette année sur les réseaux sociaux. Il invite notamment les gens à tweeter et partager les messages du WWF.

« Les astres sont alignés »

Pour les organisateurs, l'humanité vient d'atteindre un tournant décisif dans la lutte contre les changements climatiques.

Le WWF fait référence à l'entente sur le climat conclue à Paris l'automne dernier pour freiner le réchauffement planétaire. Pour l'organisation écologique, la « conjoncture est favorable » pour la première fois depuis le début qu'on s'intéresse aux changements climatiques.

« Les astres sont alignés », s'exclame Sophie Paradis, directrice pour le Québec du WWF-Canada.

Une heure dans le noir, mais encore?

Au-delà de cette heure symbolique, David Miller, président et chef de la direction du WWF-Canada invite, sur le site de l'organisation, les citoyens à prendre des mesures « qui durent toute l'année, qui contribuent à combattre les changements climatiques et qui provoquent une transformation durable ».

« La façon la plus simple et la moins contraignante, c'est de revoir ses habitudes, tout simplement », explique Sophie Paradis.

Des citoyens, des entreprises, des villes

En plus des citoyens, les grandes villes canadiennes et des entreprises participent au mouvement.

Sophie Paradis observe que de plus en plus de villes font des efforts pour le développement durable. Elle cite notamment Vancouver, Montréal, Longueuil et Trois-Rivières. Elle croit que les gestes de conscientisation comme Une heure pour la Terre contribuent à ces engagements des villes.

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