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Une juge permet à une Albertaine de recevoir l'aide médicale à mourir

Une femme de Calgary atteinte de la maladie de Lou Gehrig pourra se prévaloir de l'aide médicale à mourir, après avoir obtenu une exemption à la loi de la Cour du Banc de la Reine de l'Alberta.

Elle serait la première Canadienne hors Québec à obtenir l'aide légale d'un médecin afin de mettre fin à ses jours.

« C'est la première application de la loi dans la province et aucune autre application de la loi dans d'autres tribunaux canadiens n'a été portée à mon attention », écrit la juge Sheila Martin dans son jugement.

Si la Calgarienne décide de se prévaloir de son droit, elle recevra l'assistance de deux médecins britanno-colombiens qui ont accepté de l'aider. Selon son témoignage, elle mettrait fin à ses jours à Vancouver. 

En janvier, une femme de Québec est morte avec l'aide légale d'un médecin, une première au Canada. Il s'agit du premier cas connu depuis que la loi provinciale sur l'aide médicale à mourir est entrée en vigueur le 10 décembre 2015.

Selon la constitution canadienne, il est toujours illégal d'aider une personne à mettre fin à ses jours, mais deux récentes décisions de la Cour suprême permettent des exemptions selon certains critères.

Madame S, dont l'identité est protégée par une ordonnance, est en constante douleur et presque complètement paralysée en raison de la maladie. Selon les médecins qui la traitent, elle a une espérance de vie d'environ six mois.

« Je ne souhaite pas continuer à souffrir ainsi et de mourir étouffée par la maladie. Je veux que le temps [qu'il me reste] soit un moment paisible », a-t-elle écrit à la Cour.

Le jugement Carter de la Cour suprême, qui autorise l'aide médicale à mourir, ne prendra effet que le 6 juin.

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