La NASA a annoncé la découverte, grâce à son télescope Kepler, de l'exoplanète la plus semblable à la Terre détectée à ce jour. Kepler-452b est la plus petite planète découverte jusqu'à maintenant située dans la zone habitable autour d'une étoile du même type que notre Soleil. Ainsi, de l'eau liquide pourrait se trouver à la surface de cette exoplanète, ce qui pourrait permettre l'existence de la vie.

Un texte d'Alain Labelle

Le diamètre de l'astre situé à 1400 années-lumière est 60 % plus grand que celui de la Terre. Sa masse et sa composition sont indéterminées pour le moment, mais les chercheurs estiment qu'elle pourrait bien être une planète rocheuse, comme la Terre.

Une orbite autour de son étoile prend 385 jours, comparativement à 365 pour la Terre. Elle en est éloignée d'environ 5 % plus que la Terre ne l'est du Soleil.

En outre, son étoile est seulement 10 % plus grosse et 10 % plus brillante que notre Soleil, mais elle est plus ancienne de 1,5 milliard d'années.

D'ailleurs, le fait que l'étoile autour de laquelle tourne Kepler 452b soit plus ancienne que le Soleil, auquel elle est très similaire, peut nous donner une idée de ce qui pourrait advenir de la Terre dans le futur, affirment les scientifiques.

Kepler 452b fait partie de 12 nouvelles exoplanètes figurant dans le catalogue des découvertes du télescope Kepler. Sur ces planètes, elle est la première à avoir été confirmée par d'autres observations avec des télescopes terrestres.

D'autres mondes

L'humanité s'est longtemps interrogée afin de savoir si le Soleil était la seule étoile accompagnée de planètes dans l'Univers. C'était avant 1995, année de la découverte de la première exoplanète, 52 Pegasi b, par des astrophysiciens de l'observatoire de Genève.

Depuis, plus de 1875 planètes dans 1110 systèmes planétaires ont été mises au jour.

Depuis son entrée en fonction, le télescope, qui pèse un peu plus d'une tonne, a permis l'observation à lui seul de plus de 1000 exoplanètes. Certaines de ces exoplanètes ont des tailles semblables à celle de la Terre. Toutefois, aucune d'entre elles ne possède des caractéristiques susceptibles d'accueillir la vie.

La mission Kepler, qui a coûté 600 millions de dollars, avait une durée de vie initialement prévue de trois ans et demi, mais en 2012 elle a été prolongée jusqu'en 2016. Le télescope est muni de nombreux détecteurs de lumière totalisant environ 95 millions de pixels capables de détecter les faibles variations lumineuses indiquant le passage d'une planète devant son étoile.

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