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Une manifestation pour mettre fin aux investissements pétroliers de la Caisse de dépôt et placement

Près de 250 personnes s'étaient donné rendez-vous vendredi devant le bureau d'affaires de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) à Montréal pour exiger que cette dernière cesse d'investir dans le secteur du pétrole, du gaz et du charbon. Les investissements de la Caisse ont connu une hausse dans ce secteur et dépassent les 16 milliards de dollars.

Un texte de Michel Marsolais

« On demande à la Caisse de dépôt de s'engager à désinvestir du secteur des combustibles fossiles. Le contraire de ce qu'elle a fait, alors qu'on voit au niveau mondial un désinvestissement massif , et c'est ce qu'il faut faire. Faut sortir des combustibles fossiles et investir dans les énergies renouvelables », dit Patrick Bonin, porte-parole de Greenpeace.

« Il y a eu une augmentation des placements dans ce secteur de 4,5 milliards de dollars. Je pense que le portefeuille de la Caisse de dépôt est plus à risque que jamais, parce que la transition technologique est en cours, et elle est rapide », croit aussi Sébastien Collard, fondateur de l'organisme Recycle ta Caisse.

Moratoire envisagé

Les dirigeants de la Caisse de dépôt et placement ont déjà laissé entendre qu'ils songeaient à un moratoire des investissements dans ce secteur. Le Mouvement Desjardins s'est engagé dans la même réflexion.

« C'est évident qu'un moratoire annoncerait un désinvestissement graduel. Michael Sabia et les dirigeants de la Caisse voient qu'il y a un risque de plus en plus grand de faire face à une bulle carbone », dit Karel Mayrand, directeur québécois de la Fondation David Suzuki.

D'autres participants à la manifestation, dont Martine Ouellet, chef du Bloc québécois, et Sylvain Gaudreault, du Parti québécois, pensent qu'il faudra plus qu'un moratoire sur les nouveaux investissements pétroliers. Il faut accélérer le désinvestissement dans ce secteur et amorcer la transition.

« Ça prend un désinvestissement et assez rapide. Il y a d'autres fonds d'investissement qui l'ont fait. Rockfeller par exemple, ils ont désinvesti tout le secteur du pétrole qui les a vu naître. Je ne comprends pas que la Caisse de dépôt s'obstine encore », déclare Martine Ouellet.

« C'est un mouvement qui s'accentue, car c'est incompatible avec l'Accord de Paris, les combustibles fossiles », ajoute Patrick Bonin.

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