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Une partie de cache-cache avec le cancer tourne à l’avantage de la science

Un important pas a été franchi dans notre compréhension de la capacité de dispersion du cancer dans le corps. Des chercheurs canadiens ont découvert un mécanisme qui permet aux cellules cancéreuses de jouer à cache-cache avec le système immunitaire et de former des métastases. Explications.

Un texte d'Alain Labelle

Cette percée de la chercheuse Iryna Saranchova et de ses collègues de l'Université de la Colombie-Britannique (UCB) permet ainsi de comprendre une étape cruciale qui permet aux cellules cancéreuses de se répandre dans le corps.

Le système immunitaire est capable d'identifier et de combattre l'émergence et la propagation des tumeurs primaires. Il est toutefois incapable de détecter l'apparition de tumeurs métastatiques, et ne peut donc pas les arrêter.

Les cellules cancéreuses changent génétiquement au fil du temps.

Les chercheurs ont découvert qu'elles peuvent perdre la capacité de créer une protéine connue sous le nom d'interleukine-33 (IL-33). Lorsque cette protéine disparaît dans la tumeur, le système immunitaire n'a aucun moyen de reconnaître les cellules cancéreuses qui peuvent ainsi se répandre, et provoquer des métastases.

Les chercheurs ont également découvert que la perte de l'IL-33 se produit dans les cancers dits épithéliaux, c'est-à-dire ceux qui commencent dans les tissus qui tapissent les surfaces des organes. Ces cancers touchent la prostate, le rein, le sein, le poumon, l'utérus, le col de l'utérus, le pancréas, la peau et de nombreuses autres parties du corps.

Le détail de ces travaux est publié dans le journal Scientific Reports.

En mars 2015le Pr Peter McPherson et ses collègues de l'Institut neurologique de Montréal avaient également identifié une protéine (DENND2B) courante des cellules humaines, qui joue un rôle important dans l'activation de la dissémination métastatique.

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