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Une plage de la Péninsule acadienne recouverte de homards après une tempête

Jean Benoit, résident de la Péninsule acadienne, au Nouveau-Brunswick, a été renversé par le nombre de homards qu'il a découvert sur une plage de Val Comeau, samedi matin. Il dit qu'il conduisait son véhicule tout-terrain au milieu des homards.

Environnement Canada avait prévu une marée de tempête la veille. M. Benoit et des amis ont l’habitude de vérifier la plage après les tempêtes. Il qualifie la scène d’incroyable. Il est difficile d’imaginer ce que le vent peut apporter, ajoute-t-il.

Jean Benoit explique qu’il n’est pas rare de voir des homards échoués sur les plages après une tempête, mais cette fois-ci, il a vu des homards, des crabes et des myes sur environ 150 mètres, et d’autres encore environ 300 mètres plus loin.

Il n’avait jamais rien vu de tel auparavant. Il dit qu’il y avait peut-être « des millions » de homards. Certains d’entre eux étaient encore vivants, d’autres étaient gelés.

Le groupe en a remis un certain nombre à la mer, indique M. Benoit, mais les vagues les ramenaient sur la plage. Il en a apporté quelques-uns chez lui pour dîner.

La marée a fini par emporter tous les animaux marins qui étaient sur la plage.

Le stock dans le secteur n’est pas menacé, selon un biologiste

Jean Benoit se demande si la mort d’un si grand nombre de homards risque de nuire à la pêche dans la région le printemps prochain.

Michel Comeau, biologiste au ministère des Pêches et des Océans du Canada, affirme toutefois qu’on voit des homards sur les plages chaque année.

S’il n’y a pas de glace, qu’il vente fort et qu’il y a de grosses vagues, il y aura des homards sur la plage, explique M. Comeau.

Le biologiste souligne que le stock de homards à l’heure actuelle est le plus élevé observé par le ministère depuis des années. Il attribue cela aux efforts de conservation de la ressource.

De plus, ajoute M. Comeau, le ministère n’a jamais constaté un déclin de l’espèce à la suite d’un échouage.

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