Une professeure de sociologie et d'anthropologie à l'Université Concordia est actuellement détenue en Iran.

Homa Hoodfar est soupçonnée d'avoir « coopéré avec un État étranger contre la République islamique d'Iran ». La nature exacte des accusations qui sont portées contre elle n'est pas précisée.

Cette spécialiste du rôle des femmes dans les sociétés musulmanes était en Iran lors des élections qui ont permis l'arrivée de plusieurs élues au Parlement. Elle est connue pour ses recherches sur le rôle public des femmes et pour ses ouvrages sur la sexualité dans les sociétés musulmanes.

Les agents des services de contre-espionnage des Gardiens de la révolution islamique l'ont interceptée en mars. Ils ont saisi son ordinateur personnel, son téléphone portable et son passeport. Ils l'ont avertie qu'elle ne pourrait pas quitter l'Iran pour revenir au Canada.

Les autorités iraniennes l'ont libérée sous caution et l'ont interrogée à plusieurs reprises sans la présence de son avocat. Puis elle a été arrêtée de nouveau il y a trois jours.

Sa famille prétend qu'elle est détenue à la prison d'Evin, où sont incarcérés plusieurs prisonniers politiques iraniens.

Depuis sa dernière arrestation, les autorités iraniennes interdisent aux membres de sa famille et à son avocat de lui rendre visite et même de lui fournir un médicament pour la maladie neurologique dont elle est atteinte, une myasthénie grave.

Le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, s'est contenté de dire que ce dossier sera une priorité pour son gouvernement.

« On travaille avec des pays tiers qui sont des amis et qui vont nous aider dans les circonstances. On va tout faire pour aider cette Canadienne en difficulté. Mais pour son intérêt, je ne veux pas donner de détails, vous comprendrez ça sûrement », a-t-il affirmé.

Hooma Hoodfar a 65 ans et détient la triple nationalité canadienne, irlandaise et iranienne.

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