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Vancouver sévit contre les comptoirs de marijuana illégaux

Les inspecteurs de la Ville de Vancouver sont passés à l'acte en fin de semaine et ont distribué des amendes de 250 $ à 44 propriétaires de points de vente de marijuana médicinale qui ont choisi de poursuivre leurs opérations sans permis.

Un texte de Geneviève Milord

Selon l'enquête préliminaire de la mairie, 22 commerces illégaux ont volontairement fermé leurs portes le 29 avril, date ultime imposée par la Ville qui ne tolère plus ceux qui refusent de se conformer à sa réglementation.

Seule une poignée des plus de cent comptoirs de vente de marijuana de Vancouver ont reçu un permis d'exploitation.

Les enquêteurs municipaux continueront à sillonner la Ville dans les prochaines semaines pour traquer les contrevenants qui s'exposent à des amendes allant de 250 $ à 10 000 $ par jour d'ouverture illégale.

Les autorités amassent aussi des données en préparation à d'éventuelles poursuites ou pour obtenir des injonctions de la cour advenant l'obligation de forcer des propriétaires à cesser leurs opérations.

Kerry Jang menacé

Celui qui tient les rênes du dossier de la marijuana médicinale à la mairie, Kerry Jang, a reçu des menaces sérieuses de la part de propriétaires mécontents. Lui et sa famille reçoivent la protection de la police.

Le conseiller municipal a dit avoir peu de compassion pour les propriétaires qui n'ont pas obtenu de permis.

Traitement jugé injuste

Les comptoirs de marijuana sont apparus en masse à Vancouver lorsque le gouvernement précédent a changé les règles sur la culture du cannabis médicinal en 2013.

Les autorités vancouvéroises ont fermé les yeux sur ces entreprises émergentes illégales, faute de ressources pour freiner leur prolifération, avoue Kerry Jang.

Lorsque la ville a élaboré sa réglementation, calquée sur celle de l'Oregon et de l'État de Washington, la mairie a annoncé la fin de la récréation. Seules les entreprises qui obtiendraient un permis pourraient avoir pignon sur rue à Vancouver.

Le règlement municipal stipule, entre autres, que ces établissements doivent faire affaire à plus de 300 mètres des écoles et des centres communautaires.

Ian Dawkins, qui représente une vingtaine de propriétaires de comptoirs de marijuana médicinale de Vancouver, reproche au conseil municipal d'avoir mené les propriétaires sur une fausse route. Il ajoute que les autorités locales n'ont pas consulté les Vancouvérois avant d'instaurer la réglementation.

D'autres comptoirs légaux en 2017

La Ville de Vancouver reconnaît qu'il y a une demande pour la marijuana médicinale, mais assure que les utilisateurs seront bien servis avec un plus petit nombre de points de vente légaux.

Kerry Jang promet toutefois que d'autres permis seront distribués en 2017 aux propriétaires qui acceptent de se soumettre à sa réglementation.

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