Un processus de cessation des hostilités en Syrie pourrait être enclenché dès la semaine prochaine après la conclusion d'un accord obtenu à l'issue de pourparlers à Munich, en Allemagne, entre les principaux acteurs du conflit syrien.

L'entente prévoit aussi un accès accru à l'aide humanitaire pour les civils en détresse, selon le secrétaire d'État américain John Kerry.

Ce volet sera pris en charge par un groupe de travail de l'ONU, dont une première réunion est prévue vendredi à Genève, et qui fera des « comptes rendus hebdomadaires », a noté M. Kerry.

Le chef de la diplomatie américaine a précisé par ailleurs que les négociations intersyriennes doivent reprendre dès que possible. Ces discussions ont volé en éclats après une offensive du régime, appuyée par l'aviation russe, contre les rebelles à Alep, la deuxième ville du pays.

Des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées par les combats dans la région, où demeurent encore, coincés, environ 350 000 civils.

Ces pourparlers doivent avoir lieu « sans ultimatums ni préalables », a averti pour sa part le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Moscou refuse notamment de faire du départ de Bachar Al-Assad un préalable, tandis que les Occidentaux persistent à dire qu'une paix durable en Syrie est impossible avec lui.

Sergueï Lavrov a fait savoir que son pays et les États-Unis allaient piloter les « modalités » de mise en œuvre de cette cessation des hostilités, une tâche difficile, selon lui.

Toutes les parties en conflit en Syrie devraient observer une trêve, à l'exception du groupe terroriste État islamique et d'Al-Nosra, un groupe affilié à Al-Qaïda.

L'opposition syrienne veut voir des résultats avant de négocier

Tout en saluant cet accord, le principal groupe d'opposition syrienne a souligné que le plan convenu devait se traduire sur le terrain avant que l'opposition syrienne n'accepte de participer à des discussions politiques avec des représentants du gouvernement syrien en Suisse.

« Si nous voyons des effets et une mise en œuvre [du plan], nous vous verrons très bientôt à Genève », a déclaré Salim Al-Mouslat, porte-parole du Haut Conseil pour les négociations.

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