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Vers un conflit de travail à la Ville de Toronto

Plus de 28 000 employés municipaux seront en mesure de débrayer ou d'être en lock-out dans deux semaines. La Ville et ses deux syndicats ne s'entendent toujours pas sur les principaux enjeux.

La stabilité et la sécurité d'emploi sont au cœur des négociations. Les syndicats veulent plus d'emplois à temps plein pour les travailleurs à temps partiel et mettre fin aux conditions de travail précaires de ses membres.

Plus de temps plein et moins de temps partiel

Cette situation a un impact sur la vie professionnelle et familiale de plus de la moitié des employés municipaux, selon Tim Maguire, président de la section locale 79 du Syndicat canadien de la fonction publique.

La Ville ne l'entend pas de cette oreille puisque quatre employés sur cinq travaillent déjà à temps plein. Elle exige une plus grande souplesse de sa main d'œuvre afin de pouvoir redéployer les travailleurs vers d'autres services.

Les dispositions des conventions collectives sont trop longues et encombrantes. Elles sont une barrière à l'amélioration des services aux résidents, selon le site internet du comité des relations de travail de la ville.

Des avantages sociaux qui coûtent cher

Le coût croissant des avantages sociaux est aussi un point épineux. La Ville, qui en assume tous les frais, soutient qu'ils augmentent de 4 % chaque année.

Les coûts doivent être maîtrisés, selon le maire adjoint Denzil Minnan-Wong, qui siège au comité des relations de travail. La ville fait face à des contraintes budgétaires énormes, ajoute-t-il.

Ni la ville ni ses deux syndicats ne sont prêts à faire de grandes concessions sur ces points. Un médiateur tentera de réunir les deux parties au cours des 17 prochains jours.

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