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Vers un partage plus sécuritaire de la route entre les quadriporteurs et les autres usagers

Alors que les motos électriques à quatre roues sont de plus en plus utilisées, la cohabitation avec les autres véhicules et la sécurité demeurent un enjeu. Québec oeuvre d'ailleurs à favoriser un partage plus sécuritaire de la route.

Un texte de Yasmine Khayat

À cause du vieillissement de la population notamment, les Aides à la mobilité motorisées (AMM) comme les motos électriques à quatre roues sont de plus en plus utilisées. Actuellement, des dizaines de milliers de quadriporteurs circulent au Québec.

Les personnes en incapacité de marcher utilisent ce moyen de transport sur les trottoirs, les pistes cyclables et même sur les chemins où la vitesse autorisée ne dépasse pas 50 kilomètres par heure.

Yvon St Amant est handicapé moteur. Avant d’avoir un quadriporteur, il ne pouvait compter que sur deux béquilles en bois pour se déplacer. Aujourd’hui, il ne s’en sert qu’au besoin. M. St Amant a retrouvé une liberté de mouvement qui le rend plus autonome.

En 2015, le ministère des Transports a mis en place un projet pilote dont le but est d’intégrer les AMM (fauteuils roulants motorisés, triporteurs et quadriporteurs) dans le Code de la sécurité routière. Il doit se tenir jusqu’en juin 2020.

Les conducteurs doivent se conformer à des obligations, au risque de contrevenir à la loi.

Ainsi, tout AMM doit être muni de réflecteurs sur les quatre côtés de l’appareil (blancs en avant, rouges en arrière) et d’un phare blanc à l’avant et d’un feu rouge à l’arrière lorsqu’ils circulent la nuit.

Les amendes vont de 30 à 60 $ pour les conducteurs d’AMM. Les conducteurs des autres véhicules routiers peuvent quant à eux écoper d’amendes allant jusqu’à 600 $.

Néanmoins, la cohabitation entre les différents usagers de la route se passe généralement bien. En 2017, la police de Montréal a recensé 14 cas de collisions avec blessures légères et n’a donné que six contraventions.

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